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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 18:24
L’Europe fête le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, qui a marqué la fin de la déchirure du continent entre les nations démocratiques et celles qui étaient sous le joug d’un communisme totalitaire. Il ne faudrait cependant pas oublier que les fondations de ce mur ont été posées un certain jour de l’été 1939, marqué par l’alliance de l’Allemagne nazie et de l’Union soviétique. En effet, Hitler ayant déchiré, le 15 mars 1939, le traité de Munich, Staline comprit que se profilait un conflit de grande ampleur entre les démocraties et l’Allemagne. Il commença à faire monter les enchères de sa neutralité, voire de son alliance, tout en pipant les dés. Alors qu’il menait des négociations publiques avec les démocraties, il engagea des négociations secrètes avec une Allemagne qui, officiellement, était son pire ennemi idéologique, mais qui, en réalité, poursuivait les mêmes objectifs – la destruction de la Pologne – et était prête à offrir ce qui ne lui appartenait pas encore. Ainsi, le 23 août 1939, le monde stupéfait apprit-il que Hitler et Staline avaient signé un pacte de non-agression, mais il ignorait l’existence de protocoles secrets qui prévoyaient qu’en cas de guerre, l’URSS intégrerait à sa zone d’influence la moitié orientale de la Pologne, l’Estonie et la Lettonie. Et c’est par antiphrase que ce pacte fut nommé “de non-agression” puisque sa signature fut le déclencheur immédiat de la Seconde Guerre mondiale. Le 1er septembre, l’Allemagne attaqua la Pologne et le 17, l’Armée rouge envahit ce malheureux pays. Une fois la Pologne détruite, Staline passa, le 28 septembre, de la fausse neutralité à la véritable alliance et conclut avec l’Allemagne un “traité d’amitié et de délimitation des frontières”, qui entérina la disparition de la Pologne comme État et l’annexion de sa partie orientale à l’URSS. Dès octobre 1939, Gestapo et NKVD s’employèrent à exterminer les élites polonaises, l’une y ajoutant l’enfermement des juifs dans des ghettos et l’autre déportant au goulag par centaines de mille les familles des “contrerévolutionnaires” et autres “koulaks”. Le 27 avril 1940, Himmler signa l’ordre de création du camp d’Auschwitz pour y assassiner d’abord des personnalités et des résistants polonais, tandis que, le 5 mars 1940, le Politburo venait d’ordonner l’exécution d’une balle dans la tête de 25700 officiers et autres responsables polonais, dont les 4 421 du bois de Katyn, tandis que Khrouchtchev, patron de l’Ukraine soviétique, envoyait au goulag leurs femmes et leurs enfants, soit plus de 65000 personnes. En juin 1940, les trois États baltes subirent le même sort, ainsi que les provinces roumaines de Bessarabie et de Bucovine du Nord, ce qui, sous le nom de Moldavie, demeure le dernier avatar de l’alliance Hitler-Staline. Après la défaite de la France, à l’automne 1940, les deux régimes totalitaires contrôlaient un immense espace allant de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique, et de la mer Méditerranée jusqu’au pôle Nord. L’Europe, qui s’était construite pas à pas, au cours de plus de trois millénaires, cette Europe des civilisations grecque, romaine et chrétienne, était alors sur le point de disparaître. Si l’attaque de Hitler contre l’URSS entraîna la ruine du régime nazi, et si la victoire soviétique provoqua la libération de l’Europe centrale et orientale de la tutelle allemande, elle n’entraîna aucun retour à la liberté mais une nouvelle servitude, marquée par l’instauration du rideau de fer en 1945-1946. Cette déchirure de l’Europe n’a été abolie que cinquante ans plus tard, lors de la chute du Mur en 1989, et a laissé de profondes cicatrices. C’est ce que vient de rappeler le Parlement européen lors d’un important colloque tenu à Bruxelles le 14 octobre, en présence d’éminents représentants des États baltes et d’historiens de toute l’Europe centrale et orientale. La séance d’ouverture a été présidée par Jerzy Buzek, responsable du syndicat Solidarnosc, puis premier ministre de la Pologne d’après 1989 et aujourd’hui président du Parlement européen, le premier à venir d’un ex-régime communiste. Ce rappel s’avère indispensable en ces temps où Vladimir Poutine a engagé la réhabilitation de Staline et où le petit-fils du dictateur joue les négationnistes en affirmant que les officiers assassinés à Katyn l’ont été par… les nazis. Seule une reconnaissance publique des crimes des régimes communistes permettra à l’Europe d’aller vers une réunification des coeurs et des esprits, à travers l’établissement d’une mémoire et d’une histoire communes de son terrible XXe siècle.
Dernier ouvrage paru : Communisme et Totalitarisme, Perrin, 2009.
Source : Valeurs actuelles du 11 novembre 2009
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 20:23
Suite à la chute du mur et aux nombreux commentaires laissés par des internautes suite à la réaction à différents articles de presse, je constate que beaucoup ignorent encore ce qu'était réellement le communisme. Certains soutiennent même les nostalgiques au régime en étant très tolérants face au communisme. Beaucoup font preuve d'une  énorme ignorance de la réalité communiste. Je leur conseille vivement la lecture du "Livre noir du communisme" (Stéphane Courtois et différents auteurs).
A défaut un site qui permet de rapidement se rendre compte de l'horreur des régimes communistes : http://membres.lycos.fr/sitenoir/frame.htm
Bonne lecture.
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 03:38
Dans les années 1939-1941(Pacte germano-soviétique) les juifs allemands qui avaient espéré trouver refuge en URSS furent 'd'abord enfermés puis livrés à la Gestapo".
Si Staline n'était pas mort, les historiens pensent qu'il y aurait eu une autre terreur dirigée contre les juifs.Cette terreur "aurait ressemblé à celle de 1918, les juifs prenant la place des bourgeois dans le rôle des victimes".
Le régime communsite, sous Staline, "faisait tout pour démentir que le sort des Juifs  ait constitué uen dimension significative de la seconde guerre mondiale".
Source: Koba la terreur de Martin Amis Ed. L'Oeuvre littéraire 2009 (Edition originale : Koba the dread Ed. Miramar Book 2002
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 07:24
Ces réalités engendrent des dérives qui se retournent contre l'homme. Pour faire de l'argent nombreux sont ceux qui sont prêt à tout. Le but n'est pas de servir le bien commun ou de contribuer au bonheur de l'homme mais de gagner de l'argent même si cela doit être au détriment de l'être humain. Combien sont-ils à chercher à mettre en oeuvre l'idée qui pourrait leur faire gagner beaucoup d'argent?
Je pense à Bernard Madoff qui a trompé les personnes qui lui confiaient leur argent. Notons que les investisseurs étaient attirés par l'appât de gains élevés. Je pense à ceux qui vendent des produits frelatés ou dangereux. Sont concernés ceux qui vendent des produits inutiles ou de mauvaise qualité. Egalement ceux qui exploitent l'attirance des hommes pour tout ce qui concerne le sexe. A travers la pornographie et autres, ils détruisent la beauté de l'amour humain et fragilisent les couples. La liste est longue et chacun pourrait y ajouter d'innombrables exemples.
L'argent est devenu la mesure de tout. Réussir c'est gagner de l'argent. Exister c'est avoir.
Les hommes sont réduits à être des producteurs et des consommateurs. La croissance est devenue incontournable et synonyme de toujours plus. L'innovation devient indispensable. Mais pour quoi faire et quels bénéfices en tirent les hommes?

Nous sommes invités à relever le défi de la constitution de sociétés qui permettent aux hommes de construire une existence de bonheur partagé. Une société où les initiatives prises le sont en faveur du bonheur humain. Ce qui doit être premier ce sont la qualité des relations humaines.
Quelques pistes :
- mettre en oeuvre un état d'esprit favorable à l'harmonie du couple et de la famille
- créer des entreprises soucieuses du bien être de ses salariés et du bonheur de ses clients
- favoriser le partage, les relations d'entraide, la gratuité, l'échange de savoirs-faire...
- permettre aux plus faibles de se sentir accueillis dans la société
- créer des entreprises et des organismes à taille humaine
- développer les activités de proximité
- favoriser la communion entre les personnes
- .....
La société de consommation est récente et très courte comparée à l'histoire de l'humanité... Elle n'est pas éternelle... Elle commence d'ailleurs à se fissurer.

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 05:45
Je conseille la lecture de cet ouvrage écrit par François Huguenin.
Présentation de l'éditeur
 "Comment concevoir une critique non marxiste du libéralisme ? A l'heure de la crise financière et de l'essoufflement du modèle capitaliste, cette interrogation cruciale nous concerne tous. Elle mobilise, outre-Atlantique, une galaxie foisonnante de philosophes, d'historiens, de théologiens : les " penseurs de la communauté ", engagés dans un débat qui bouscule nos certitudes françaises. Voici la première grande synthèse sur ce courant d'idées. De l'éthique des vertus proposée par Maclntyre au républicanisme de Skinner, en passant par le mouvement " Radical Orthodoxy " et la nouvelle théologie de Cavanaugh, cette redécouverte de la communauté propose une conception alternative à la vision libérale de la modernité. Justice sociale, bien commun, place de l'homme dans la Cité, formes innovantes de sociabilité : ces penseurs renouvellent en profondeur notre conception du vivre-ensemble. Ils nous invitent à retrouver le sens d'une communauté revivifiée aux sources de l'éthique. Un ouvrage essentiel pour penser l'après-crise. Un grand traité de philosophie politique. "
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 04:53
Les modes se succèdent . Aujourd'hui le maître-mot est compétence. Les élèves doivent acquérir des compétences.Mais quels contenus vont permettre d'acquérir ces compétences?
Je crois que cette nouvelle mode n'améliorera pas l'instruction des élèves. Elle masque même les vrais problèmes et empêche d'instruire et de transmettre des connaissances.
L'école doit en priorité apprendre aux enfants à lire et à comprendre ce qu'ils lisent. La méthode alphabétique, adaptée au cerveau humain, a prouvé son efficacité. L'analyse de texte, pratiquée tout au long de l'école primaire et au collège, permet une compréhension fine des textes.
L'école doit structurer l'intelligence des enfants. Elle doit aussi leur permettre de comprendre la manière dont fonctionne leur cerveau dans l'acte d'apprendre. Antoine de la Garanderie donne des pistes intéressantes.
L'école doit transmettre des connaissances et transmettre le savoir hérité de ceux qui nous ont précédé.
Elle doit leur donner les moyens de comprendre le monde, la réalité qui les entoure, l'histoire de l'humanité, la personne humaine...
Officiellement, à la fin de la scolarité obligatoire les élèves doivent maîtriser le socle commun de compétences et de connaissances. Compte tenu de l'hétérogénéïté des élèves ce socle ne peut être que minimal. Le collège unique a montré son inefficacité. Il faut diversifier les parcours. Les élèves devraient pouvoir apprendre un métier dès 13 ou 14 ans.
Nous n'osons plus transmettre des connaissances aux élèves. Nous avons peur de leur transmettre l'héritage hérité des générations précédentes. Les élèves qui ont obtenu le bac connaissent -ils les auteurs classiques, les musiciens qui ont marqué leur époque? Que savent-ils de l'histoire des idées? Que leur a-t-on appris sur l'idéologie communiste? Quelles connaissances ont-ils sur les religions? Que connaissent-ils de notre histoire?
Ils perdent énormément de temps en visites, en projets de toutes sortes...alors qu'ils devraient pouvoir bénéficier de la connaissance dans différents domaines.
On nous dit que les élèves ont changés. C'est nous qui les avons fait changer en leur refusant les connaissances et notre héritage.
Seule une partie infime des jeunes, l'élite, bénéficie encore de la connaissance. En musique par exemple ce sont les élèves qui sont inscrits dans les conservatoires de musique ou ceux qui profitent de la bibliothèque et des connaissances de leurs parents.
L'école ne doit pas former des consommateurs et des producteurs. Elle ne doit pas former des citoyens. Elle doit transmettre des connaissances et l'héritage, c'est à dire l'expérience accumulée durant des siècles.
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 22:27
Le système de retraite par répartition est basé sur la solidarité entre les générations. Les actifs d'aujourd'hui paient les retraites des retraités d'aujourd'hui. Seule une société qui connaît un renouvellement des générations suffisant peut permettre au système de répartition de perdurer. Dans le cas contraire, situation dans laquelle se trouve la quasi totalité des sociétés dites développées, il faudra trouver d'autres solutions. Actuellement, il me semble illusoire de compter dans les années à venir sur le même montant de retraite qu'actuellement. Nous travaillerons plus, nous cotiserons plus et nous toucherons un montant moindre.
Le rapport cotisants / retraités du régime général des salariés était de 4,14 en 1960 et de 1,49 en 2007.
On voit bien que si l'on continue comme cela le système ne sera plus viable.
Seuls une reprise de la natalité et une véritable et ambitieuse politique familiale peuvent nous permettre de retrouver un équilibre dans quelques années.
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 22:17
91,64% des 12.747 votants se sont exprimés, sur le Figaro.fr, en défaveur de la fête d'Halloween.
La Toussaint, c'est la fête de tous les saints. Les Eglises occidentales fêtent la Toussaint le 1er novembre et les Eglises orthodoxes le dimanche qui suit la Pentecôte. Le lendemain, les Eglises occidentales commémorent les défunts. *
* en savoir plus : http://news.catholique.org/laune/207-la-toussaint-fete-de-tous-les-saints
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 05:39
Les internautes du point.fr ont exprimé à la quasi unanimité* leur indignation envers Roman Polanski. Ils sont révoltés contre lui et également contre ceux qui le soutiennent. Ils soulignent le fossé entre "la réaction des citoyens" et celle "des people et des politiques français".**
Ces réations sont saines. Elles manquent peut-être de miséricorde, mais elles montrent un attachement "au bien, au juste et au vrai", comme le souligne l'équipe de modération du point.
Nos hommes politiques feraient bien d'écouter la voix du peuple qui montre son attachement à la valeur du bien. Qu'ils n'hésitent pas à défendre eux-même le bien, et surtout le bien commun . Ils seront soutenus par leurs électeurs.
* Lecture de 482 commentaires
**Source :http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-09-29/vous-l-avez-dit-les-amis-de-polanski-ne-sont-pas-vos-amis/920/0/381255
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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 22:25
Nicole Kidman considère que le cinéma peut inciter à la violence envers les femmes en les présentant comme de faibles objets sexuels. Ses déclarations, en tant qu'ambassadrice d'un fond de développement des Nations Unies pour lutter contre la violence envers les femmes, viennent juste après ceux de Matt Damon qui déclare avoir refusé de jouer dans des films trops violents. Il considère que la violence gratuite dans les films peut avoir un impact négatif sur les spectateurs.
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