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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 18:25
" Europe, prépare-toi car tu vas trembler ! ".
Cette phrase présente sur le site officiel du groupe finlandais "Lordi", vainqueur du 51ème concours européen de la chanson, donne le ton. C'est la première fois que triomphe l'horreur et la laideur dans ce concours. J'ai regardé et écouté la vidéo sur leur site. Haine, bruit et laideur...Ce rock, au dire de ses auteurs, se voudrait mélodieux? Tout le contraire. Le temps des barbares serait-il de retour ?
On ne peut à la fois désirer la beauté, la paix, l'harmonie et l'amour et plébisciter la haine, l'horreur et la laideur.
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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 20:53
Ivan Roufiol vient de rédiger un article intéressant qui contraste avec le silence assourdissant de nos élites bien-pensantes.

" Une tolérable intolérance (Le bloc-notes d'Ivan Roufiol, Le Figaro 26 mai 2006)
Ce qui ne se dit pas : des chrétiens sont victimes de l'intolérance islamique. Or, cette christianophobie indiffère les gardiens des droits de l'homme et de l'antiracisme. En france, même les évêques préfèrent s'indigner du projet de loi sur l'immigration choisie plutôt que du sort des catholiques dans les pays musulmans. Tels sont les effets conugués de l'angélisme, de l'ignorance et de la haine de soi.
Qui a entendu, la semaine dernière l'inquiétude du Vatican devant la diminution des catholiques au Proche-Orient? En Iran, leur nombre a été dicisé par dix (0,01% de la population) en trente ans. de semblabels "nettoyages" s'observent en Irak, Syrie, Palestine, Egypte. les chrétiens de Turquie, de Bosnie-Herzégovine, du Kosovo (150 églises et couvents détruits depuis 1999) subissent ces mêmes humiliations poussant au repliement. " L'arabie saoudite, qui finance la construction de mosquées à travers le monde, ne pêrmet pas chez elle la construction d'une chapelle", rappelle le rapport 2005 sur les "Persécutions antichrétiennes dans le monde." Les émeutes antichrétiennes de février au nigéria (16 morts) ont été vite oubliées. L'Italie a souvé l'nonneur en acc ueillant en mars, un a   fghan; condamné à mort pour s'être converti.
En Algérie, la loi du 1er mars 2006 punit de prison celui qui " incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion" ou à " ébranler sa foi". Le texte met sous la surveillance des autorités, l'exercice d'un autre culte. Autant d'atteintes à la liberté religieuse, inconcevables en france. Qui les dénonce?
En voulant ignorer le prosélitysme islamique, les évêques participent à l'affaiblissement de leur Eglise. En quarante ans, les chrétiens pratiquant ont diminué des trois quarts en France. L’Eglise compte désormais moins de fidèles que l’islam, comme le rappelle Alain Besançon dans la dernière livraison de la revue Commentaire : « Dans la plupart des pays d’Europe, les chrétiens forment une minorité de plus en plus réduite. » Personne n’entend.

L’irénisme clérical, qui n’ose regarder les réalités au nom de l’amour du prochain et du respect de l’autre, contribue à l’affaiblissement du catholicisme, quand il se montre incapable de faire respecter son histoire, son héritage, ses valeurs. Les chrétiens doivent-ils se résoudre à être méprisés et soumis ?

« Réciprocité »

L’Eglise catholique peut se laisser subvertir. Alain Besançon : « L’histoire enseigne que lorsqu’une Eglise ne sait plus bien ce qu’elle croit, quand elle ne voit plus la différence entre sa doctrine et l’islam, elle devient musulmane sans presque s’en apercevoir. » Déjà, des membres du clergé plaident pour le rapprochement, en invoquant « l’injustice subie par le peuple palestinien, injustice dont se sentent solidaires tous les Arabes, chrétiens et musulmans » (Père Michel Lelong, Jean-Paul II et l’islam, Editions François-Xavier de Guibert).
C’est cette vision que défend le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah. En visite en France, il a rappelé (Le Figaro, 17 mai) qu’en Palestine, « chrétiens et musulmans sont un seul peuple », réfutant l’explication d’un exode des chrétiens dû à la haine contre les Croisés. Pour lui, « L’émigration est un phénomène naturel ». L’adversaire n’est pas le totalitarisme vert ou le Hamas, mais Israël et les Etats-Unis. Les médias en redemandent.
Mais cette capitulation n’est pas inexorable. De saintes colères se laissent deviner. A commencer par celle de Benoît XVI, qui a supprimé le conseil en charge du dialogue avec l’islam, pour confier l’ensemble du dialogue interreligieux au cardinal Paul Poupard. L’autre jour, le Pape a souligné « l’importance de la réciprocité », en souhaitant que « les chrétiens qui émigrent vers les pays à majorité musulmane y trouvent accueil et respect de leur identité religieuse ». Le ton est nouveau.
L’Eglise est appelée à se ressaisir. Le secrétaire du Saint-Siège, Mgr Giovanni Lajolo, l’a invitée « à ne pas reculer et à prendre position clairement et courageusement pour affirmer l’identité chrétienne ». En ajoutant : « Nous savons bien que l’islam radical profite de chaque signe qu’il interprète comme un point faible. » La remarque incitera-t-elle les évêques à se libérer de leur pieux prêt-à-penser ?

Le conformisme d’Ardisson

Il faut dire que le politiquement correct est omniprésent. Lundi, dans Le Figaro, il faisait déclarer à l’historienne de la psychanalyse, Elisabeth Roudinesco, que ceux qui déplorent « la perte des repères, des frontières, la fin de la famille et l’invasion de l’islamisme, le tout sur fond du mythe de l’abolition des différences » étaient évidemment d’extrême droite. Quant aux émissions de télévision perçues comme impertinentes, elles se révèlent majoritairement confites en conformisme immigrationniste, antiaméricain, altermondialiste.
Cette dernière démonstration est soutenue par Jean Robin (Ils ont tué la télé publique, Editions du Journalisme continu), qui a notamment mis au jour l’idéologie défendue par Thierry Ardisson, après avoir visionné quatre ans de « Tout le monde en parle ». Robin : « Pour ses invités qui se disent pro-islamiques, c’est le tapis rouge qu’il déroule (...) Pour ce qui est des anti-islamistes, Ardisson les invite pour mieux les piéger. » Parmi les victimes : Maurice G. Dantec, Salman Rushdie, Caroline Fourest.
Quelque chose de pourri Flemming Rose, l’éditeur danois des caricatures de Mahomet, envisage de s’exiler aux Etats- Unis pour fuir les menaces des radicaux. Oui, il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark."

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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 18:26

Marcello Pera, président du Sénat, non-croyant est un intellectuel reconnu en Italie. Je  trouve ses  réflexions intéressantes  au moment où  de nombreux hommes politiques  refusent de reconnaître l'identité de l'Europe. (Extraits d'un interview paru dans le Point du 06/04/06 - N°1751 - Page 91)

".....Pourquoi notre identité est-elle forcément judéo-chrétienne ?
Nous descendons de trois collines, le Sinaï, le Golgotha et l'Acropole, et nous avons habité trois capitales, Jérusalem, Athènes et Rome. Dans ces lieux se sont formées notre tradition et celles de nos institutions publiques d'où proviennent nos régimes libéraux et démocratiques....

....Cette identité judéo-chrétienne a développé une série de valeurs fondamentales : dignité de la personne, égalité de tous les citoyens, égalité homme-femme, tolérance, respect. Nous professons ces principes mais nous oublions la lymphe qui les a alimentés, la tradition judéo-chrétienne....

...En Italie, le Conseil d'Etat a jugé qu'il était licite de placer un crucifix dans une école publique ou dans une salle de tribunal, car, lorsqu'il n'est pas dans une église, le crucifix cesse d'être un symbole religieux. Cette conception de la laïcité est difficilement compréhensible pour un public français. Pouvez-vous nous l'expliquer ?
Le Conseil d'Etat a dit que, même pour les non-croyants, le crucifix est un signe culturel d'identité, il ne peut offenser personne et il peut rester dans les lieux publics. Au mur de mon bureau, j'ai un tableau, une scène de Nativité avec une Madone et un Enfant Jésus. A un non-croyant comme moi des symboles comme ceux-là servent à rappeler d'où viennent nos principes laïques et nos droits. C'est ça, la signification culturelle. C'est un peu comme un drapeau, un symbole d'identité....

...Quelle est votre opinion sur la laïcité comme on l'entend en France, c'est-à-dire en cantonnant la religion à la sphère privée de l'individu ?

Très sévère, car c'est une laïcité imposée par la loi. Ce n'est pas une vraie laïcité, mais une autre forme de religion. Une religion positive, illuministe, rationaliste mais imposée à tous les citoyens qui doivent renoncer à leur propre identité. L'affaire du voile est typique. Reléguer le voile à la sphère privée revient à ce que Benoît XVI appelle créer « le ghetto de la subjectivité ». Cela signifie nier aux sentiments religieux un quelconque rôle dans la sphère publique. C'est une erreur parce que c'est impossible. Mes convictions religieuses, les vôtres, celles qui sont diffuses dans la société civile entrent forcément dans la politique d'un pays....

....Y a-t-il vraiment une tendance à renier ce que nous sommes ?
A la suite de l'affaire des caricatures, dans le monde islamique on est arrivé à tuer un prêtre, à brûler des églises, à assassiner des chrétiens. Quelle a été la réponse de l'Europe ? Très faible. Parfois on a été à la limite de présenter des excuses. L'Europe n'a pas cru devoir défendre son identité. Aucun ambassadeur occidental n'a été rappelé, aucune réunion du Conseil européen convoquée, la Commission européenne n'a pris aucune position ; quant au Parlement européen, qui pourtant discute de tout et n'importe quoi, il ne s'est pas exprimé sur l'affaire....


 

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26 mars 2006 7 26 /03 /mars /2006 22:58

Une analyse très intéressante qui donne la clé du théâtre : la  "distance".

L’auteur se met en colère contre les mises en scènes du théâtre ou de l'opéra à notre époque. Il constate que, lors de certaines représentations le public ovationne le chef d’orchestre et les chanteurs et siffle (voir hue) le metteur en scène. Son livre nous permet de comprendre ce qui se joue dans la mise en scène moderne.

Il montre essentiellement (c’est la clé de son ouvrage) que plus il existe de distance entre les spectateurs et le personnage joué, plus les spectateurs s’identifient au personnage. Cette distance s’incarne par exemple dans le mythe, le temps historique ou le personnage du roi. Philippe Beaussant précise que : « l’œuvre dramatique pénètre en nous à proportion que les personnages s’éloignent, dans l’immatériel, dans le temps. A défaut, dans l’espace » (p.65), que « le secret du théâtre, c’est la distance ». (p.66) et que« plus il (le personnage) est loin, plus il est moi. Plus il est mythe et plus je suis dedans ». (p.67)

La mutation (révolutionnaire) du théâtre,  consiste à empêcher les spectateurs de s’identifier au personnage. L’acteur devra se distancier de son personnage pour éviter que le spectateur ne s’identifie à lui. De la distanciation avec le spectateur, on va passer à la distanciation avec l’œuvre ». (p76) Berthold Brecht est au tournant de cette mutation.

Mais pour abattre ce « théâtre bourgeois » (Barthès) il faudra également s’attaquer à la musique. En effet, «  comment faire du théâtre « distancié » si la musique (par nature), interdit « la distanciation » et oblige le spectateur à confondre sa vie intérieure avec elle ? » (p95) Car « on ne peut chanter à l’extérieur de son personnage » (p97). La ruse consiste à distraire le spectateur pour qu’il n’écoute pas la musique. Le metteur en scène ne montrera pas ce que la musique exige que le spectateur puisse voir. On fera oublier à l’auditeur ce que dit la musique.

 

La distance doit également s’incarner dans les costumes et les décors. L’auteur conclut que « tout metteur en scène, tout costumier, machiniste, chorégraphe, scénographe qui empêche le public de construire en lui-même cette distance-là, celle du rêve est un malfaiteur. » (p156) Vous l’aurez compris il s’agit de se débarrasser du »théâtre bourgeois » et de l’insérer dans « une culture pour tous ». La conséquence terrible c’est que ce modernisme est en fait très élitiste. Seuls peuvent comprendre le sens de la pièce les spectateurs avertis, les « initiés »,  les « cultivés », les « habitués »…les « bourgeois ». Philippe Beaussant conseille alors au public de poursuivre sa révolte en « gueulant plus fort », car le public à toujours raison. Un livre qui se lit aisément. La démonstration est illustrée avec des mises en scène actuelles très parlantes et ...révoltantes. Bonne lectureà tous.

« La malscène »  Philippe Beaussant  Fayard 2005

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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 17:49

Une telle mobilisation, juste contre le CPE, semble disproportionnée. Et si ce n’était que le révélateur du malaise profond et de l’angoisse de nombreux jeunes ? En 1968, les jeunes désiraient fondamentalement pouvoir s’exprimer et prendre des responsabilités. L’intuition de départ, légitime et nécessaire, a été détournée et s’est finalement retournée contre la jeunesse. L’autorité, les institutions, le savoir, la famille…ont été fragilisées. A un monde relativement sécurisant et stable s’est substitué un monde flou, incertain, sans repères stables.

Je ne prétends pas tout expliquer, mais je crois que la fragilité de certaines familles, qui entraîne la fragilité de certains jeunes, éclaire en partie la situation actuelle.

La confiance, c’est ce qui manque à beaucoup de jeunes. Pour avoir confiance en soi, et donc dans l’avenir, il faut se sentir aimé. Je me sens aimé lorsque mes parents s’intéressent à moi,  me tracent un chemin,  s’aiment entre eux dans la durée, prennent du temps pour moi, me parlent, m’encouragent, me relèvent, m’aident à me construire, me transmettent l’espérance, donnent un sens à ma vie et m’orientent vers le vrai, le beau et le bien … Dans ces conditions, je peux surmonter les difficultés et me projeter dans l’avenir, fort de ma structuration intérieure et conscient de ma force et de ma faiblesse.

Or, de nombreux jeunes souffrent de la séparation de leurs parents, de leur absence, de leur effacement, de leur incapacité à les construire et à donner un sens à leur vie. Ce dernier point est essentiel. Plus le sens donné dépasse l’horizon matériel, plus il rend le jeune capable d’accepter l’inconfort et la précarité.

Le domaine éducatif est également responsable du trouble actuel. En fragilisant l’autorité et  les institutions, nous avons conforté l’inquiétude des jeunes. Ils ne peuvent plus s’appuyer sur l’adulte qui ne constitue plus un repère. En refusant de leur transmettre le monde (l’héritage de tous ceux qui nous ont précédés), nous leurs refusons les repères nécessaires pour se construire. En les plaçant sur le même pied d’égalité que l’adulte, nous les livrons à eux-mêmes. Ils deviennent leur propre référence, ce qui est très angoissant. En consacrant « le plaisir » comme mode d’apprentissage, nous les empêchons d’apprendre à faire effort. En refusant de développer leurs talents particuliers, dans un  système scolaire uniforme qui privilégie le groupe, nous les conduisons à l’impasse. Enfin en leur refusant l’accès à la compréhension du sens des textes  et en les coupant de la production littéraire des siècles passés, nous engendrons une frustration profonde qui pour certains s’exprime de manière violente. L’école qui éduque plus qu’elle instruit ne fait qu’affaiblir le rôle éducatif qui revient naturellement au cercle familial.

L’urgence consiste à redonner confiance à ces jeunes qui déversent leur angoisse dans nos rues. Permettre à la famille d’être ce lieu où l’enfant se sent aimé,  se construit et donne un sens à sa vie. Encourager les familles à accueillir de nombreux enfants, signe d’une grande confiance dans l’avenir. Un peuple qui vieillit offre peu de place et d’avenir pour sa jeunesse. L’école doit devenir ce lieu où l’enfant structure son intelligence et se nourrit de la pensée de ceux qui nous ont précédés. Elle doit permettre à chacun de développer ses talents en proposant des formations et des parcours diversifiés. Fondamentalement, car tout se joue à ce niveau là, chacun (père, mère, homme politique, chef d’entreprise, chacun à sa place) doit se poser la question de savoir quel acte concret de générosité, quel effort il peut faire pour redonner confiance aux jeunes dont il est responsable.

* Utilisation de méthodes de lectures inadaptées et absence d’analyse de textes.

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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 17:46

Il y a du vrai dans ce cri de colère de Jean-Robert Pitte. Le refus de la sélection, croire que tout nous est dû, cette vérité qu'on cache à la jeunesse...

« J'en ai assez de cette démagogie qui déferle sur l'université et le pays. Qu'entend-on à la télé, dans les manifs ? Des discours irresponsables ! "Ah, les pauvres étudiants ! Ils ont bien droit à un CDI !" C'est absurde. Qui ne voit que le problème est celui de l'inadéquation de la formation et du monde du travail ? Jusqu'à nouvel ordre, il me semble qu'en France on ne peut pas obliger les patrons à embaucher ! Ils prennent un risque en recrutant un jeune à la sortie de l'université, qui n'est pas immédiatement opérationnel. Qui dira la vérité à la jeunesse ? Rendez-vous compte : il n'y a pas longtemps encore, l'Unef agitait le slogan : "Orientation = sélection !" Alors que des dizaines de milliers de jeunes s'engouffrent dans des formations sans aucun débouché, comme les Staps ou l'histoire de l'art, et revendiquent ensuite, comme un dû, un emploi en rapport avec leurs diplômes ! Oui, en Angleterre, quelqu'un qui sort d'Oxford avec une maîtrise de chinois peut travailler dans le marketing. Mais il apprend son boulot sur le tas et doit faire ses preuves. Ma fille n'a pas fait d'études extraordinaires. Elle sort d'un IUT puis a obtenu un diplôme de marketing dans une école de seconde zone. Elle a fait un an de stage très mal rémunéré aux Etats-Unis, avant qu'on lui propose de rester dans l'entreprise. En un an, elle a changé. Avant, elle aussi attendait tout de la société ! Je suis en colère contre l'ignorance et la bêtise des jeunes, mais aussi des Français, car on a la jeunesse qu'on mérite. Je sais que je vais passer pour un horrible réac, mais tant pis. La jeunesse n'a plus de rêves. Elle n'a plus que des illusions. Rêver, c'est vouloir accomplir des choses difficiles qui obligent à se dépasser. Les jeunes croient que tout leur est dû, et que, si ça ne va pas, c'est de la faute des autres ! » Propos recueillis par Marie-Sandrine Sgherri http://www.lepoint.fr/societe/document.html?did=175937

Jean-Robert Pitte est président de l'université Paris-IV-Sorbonne. Alors que l'accès à son établissement est interdit par la police en raison des dégradations provoquées par une centaine d'étudiants (de 500 000 à 1 million d'euros de dégâts), il ne cache pas sa colère.

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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 10:49

Vous êtes invités à vous mobiliser pour exprimer votre ras-le-bol du blocage des universités et des transports. Cette contre manifestation a lieu dimanche 26 mars à 15h00, place de l'Hôtel de Ville à Paris. Le communiqué des organisateurs :

"Liberté Chérie, S.O.S. Education, Halte au blocage, SOS facs bloquées, Stop aux blocages, et diverses associations de citoyens organisent une manifestation pacifique pour dire leur exaspération des blocages : Voilà des semaines que les universités que nous finançons tous par nos impôts sont bloquées par des minorités d’irresponsables !  Et voilà maintenant la SNCF, la RATP et La Poste qui décident un blocage général le 28 mars alors qu’elles ne sont pas concernés par le CPE ! On croit rêver ! C’est le moment de montrer aux syndicats que nous refusons la paralysie générale avant que ceux-ci l’instaurent ! C’est le moment de faire entendre notre voix ! Quelle que soit la position de chacun sur la politique du gouvernement, il est inacceptable d’user de la violence et des blocages pour empêcher les honnêtes citoyens d’aller à leur cours, à leur travail, ou tout simplement de pouvoir circuler librement.  Rejoignez-nous dimanche pour dénoncer ces attitudes scandaleuses et surtout faites circuler cette information à tous vos amis, parents et collègues par e-mail afin que nous soyons les plus nombreux à exprimer notre ras-le-bol dimanche ! "

 

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23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 19:59

Ce sont à ce jour 273 députés et sénateurs qui ont rejoint l'Entente parlementaire pour le droit de l'enfant à être élevé par un père et une mère.

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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 17:23

"...A la suite d'une thèse de doctorat présentée devant l'université grégorienne de Rome, l'abbé Benoît Domergue, prêtre du diocèse de Bordeaux, s'est investi dans l'étude approfondie des déviances de la culture rock. Des recherches qui le poussent à fréquenter jusqu'aux salles de concert. «Le black metal revendique clairement sa filiation avec le diable. Le meilleur promoteur du satanisme est Marilyn Manson qui rassemble 5 millions de fans à travers le monde quand 300 sites internet lui sont consacrés !»

Marilyn Manson : une fortune colossale, une gigantesque entreprise qui produit des millions de disques. Son message est clair, comme cette pochette d'album qui montre un crucifié à la mâchoire brisée... «Et si nous ne sommes pas convaincus, ajoute le père Domergue, il faut également notifier le poster géant exhibé sur la scène de ses concerts - plus de cent mètres carrés - d'un enfant crucifié et dépecé, littéralement écorché et pendant sur une croix non moins géante.» ..." (Le satanisme capte une jeunesse rebelle Figaro Magazine 19 mars 2006).

Le Père Benoît Domergue, a écrit un livre très intéressant "Culture Jeune et ésotérisme" *. Il parcourt le pays et donne des conférences sur les conséquences néfastes de cette culture ésotérique. Lors de ses interventions il procède par évidences et propose quelques traductions très ciblées de chansons et de clips. Cette manière de faire favorise un prise de conscience rapide de la plupart des jeunes. Les adolescents découvrent l'origine et les antécédents de certaines pratiques occultes (présentes dans de nombreuses oeuvres artistiques) qui leurs sont devenues familières. Benoït Domergue démythise certaines de ces valeurs idolâtriques. Ces jeunes "chercheurs de vérité", comme il les nomme peuvent alors "comprendre pour ainsi dire de l'intérieur -avec intelligence - cette culture qui les enferme finalement sur eux-mêmes. Il est alors possible de passer de la redoutable "descente aux enfers" à la très surprenante "montée au ciel".

Extraits : satanisme

"En avril 2002, ...Robert Steinhaüser, 19 ans, passionné de musique Metal, de Gothic et de "vidéos extrêmes" tue de sang-froid 16 personnes avant de se supprimer."

"En septembre 2005, deux jeunes filles âgées de 14 ans, dans la mouvance Gothic, se jettent du 17ème étage d'une tour de la cité Monmousseau à Ivry-sur-Seine (Val de Marne)".

Espérance

"Si les jeunes à travers la musique font de plus en plus l'expérience de la transe, trance music ou autres, c'est peut-être parce que la vie intérieure, l'extase spirituelle sont en train de disparaître!"

"La culture de tous les extrêmes attend peut-être de recevoir un peu de dette lumière que l'on ne peut obtenir que d'En Haut, en particulier du Christ, dont il est urgent d'annoncer la résurrection, une expérience qui seule peut assouvir une attente de tous les instants."

*Editions Bénédictines, rue Georges Ratier 36170 Saint-Benoît-du-Sault

www.editionsbenedictines.com

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 21:17

Quelques réflexions de Bertrand Vergely auteur de "Le silence de Dieu face aux malheurs du monde" *.

"Si l'on veut transformer le monde sans avoir transformé son coeur, on apporte ses passions au monde et non sa raison". 

L'auteur pense qu'un nouveau athéïsme est arrivé : il n'est plus un matérialisme scientifique, mais un matérialisme juridique. Concernant  les athés, il leur suggère d'être logique avec eux-mêmes. "Quelqu'un qui pense qu'on ne vient de rien et qu'on va vers rien signifie en effet que la vie n'a absolument aucun sens et aucune valeur. Alors, Dostoïevski a raison : tout est permis. Dans ce cas, je dois pouvoir tuer ou me suicider sans sourciller". Je partage ce raisonnement et je considère qu'il est à l'origine d'actes barbares commis par certains de nos contemporains. Ces nouveaux barbares ne sont pas forcément athés, mais imprégnés de l'athéïsme contemporain.

Il constate "que la révolte contre Dieu dans le monde moderne a accouché de deux choses : le suicide...ou le totalitarisme.".

Il critique Michel Onfray en estimant que "réduire la religion à la mort et la haine est indigne d'un penseur soucieux de faire réfléchir". Il pense que ce dernier " n'a pas vraiment mesuré son propos: rendre la religion haïssable, c'est l'identifier au mal. Sous la Révolution française, cela a donné le massacre des prêtres. En Russie le massacre des croyants..." Il conclut en affirmant qu' "Onfray joue un jeu dangereux en lançant des appels au lynchage". Il pense qu' " être un véritable athée, c'est être un assassin de Dieu...Le communisme a proclamé ouvertement sa haine du Christ; cette haine n'est pas finie."

"Le saint des saints d'une civilisation, c'est sa spiritualité. nous sommes extrêmement affaiblis, parce que nous n'avons plus de foi. Nous n'offrons plus aucune perspective de fond à l'humanité, si ce n'est la transformation du globe en une immense zone de libre-échange, un gigantesque marché où la consommation ne profite qu'à quelques-uns... Nous n'avons rien pour défendre l'Occident : qui ira mourir pour le niveau de vie, le profit?"

Et pour finir une parole d'espérance : " La sortie pacifique de l'abrutissement et de l'amertume où nous ont conduits l'athéisme et l'hédonisme. Je ne crois pas au désastre généralisé. Il y a des gens dans notre pays qui réfléchissent, se remettent en question et recherchent le christianisme perdu. Cela travaille dans les profondeurs. Mais l'arbre qui s'effondre fait plus de bruit que la forêt qui pousse." (Source: Famille Chrétienne n° 1470 mars 2006)

* Presses de la Renaissance, 286 p., 21 euros.

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