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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 18:22

A la fin de l’année 2013 était publiée une excellente étude de Jérôme Deauvieau, chercheur au CNRS, en collaboration avec l’Université de Versailles, rapport que nous avons commenté alors :

A la suite de cette publication, Stanislas Dehaene, éminent spécialiste des neurosciences, qui jusqu’alors n’avait soutenu qu’avec modération la méthode alphabétique, s’est fermement engagé, manifestant violemment son incompréhension et son désaccord avec l’Education Nationale.

Puis il a décidé de soumettre aux tests d’imagerie médicale des enfants apprenant à lire par une méthode alphabétique et des enfants soumis au départ global. Ses conclusions sont sans équivoque :

« Les personnes qui apprennent avec une méthode alphabétique-phonique entraînent le circuit de l’hémisphère gauche qui est le circuit universel efficace de la lecture ; les personnes qui portent une attention globale à la forme du mot n’utilisent pas ce circuit : leur attention est orientée vers l’hémisphère droit qui a un circuit beaucoup moins efficace pour l’analyse de la lecture ».

Voir les interventions de Stanislas Dehaene et Jérôme Deauvieau dans un petit film de 5 minutes sur YouTube : Apprendre à lire : la science a tranché.

Cet événement nous apporte un argument de plus face aux tenants des prétendues sciences de l’éducation. Mais, sur le fond, pour nous cela ne changera rien. L’idée d’associer la méthode alphabétique au cerveau gauche et le global au cerveau droit a été émise il y a plus de 30 ans, à une époque où les chercheurs ne disposaient pas des moyens d’aujourd’hui. Nous avons simplement relayé cette information.

                      

 

Mais cela ne changera rien non plus pour les gourous à langue de bois, spécialistes de la désinformation, qui régentent l’Education Nationale.

Source : http://www.lire-ecrire.org/conseils-pratiques/lectures-commentees/livres/les-neurones-de-la-lecture.html

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 21:32

 


 

 
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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 16:20

"....Il n'existe aucune acceptation des dirigeants politiques du degré de délabrement du système éducatif et du système de formation professionnelle des adultes en France. Le problème du système éducatif n'est pas les moyens qu'on lui attribue, mais le type d'enseignement qui y est fourni, et qui aboutit au recul constant de la France dans les tests d'évolution (comme PISA de l'OCDE), donc dans l'employabilité des jeunes. Le système de formation professionnelle coûte 39 milliards d'euros par an, alors que toutes les études montrent qu'il ne contribue en rien au retour à l'emploi...." *

 

Il semble qu'il n'y ait que les hommes politiques en responsabilité pour ignorer l'état de notre système éducatif.

*(le Point 19 janvier Patrick Arthus)

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:27

1. Privilégier les méthodes de lecture alpha-syllabiques et consacrer la moitié du temps en primaire à l'apprentissage du français.

2.Supprimer le livret de compétences;

3. Penser le nombre d'élèves par classe en fonction de la réalité sur le terrain.

4. Orientation positive en filière professionnelle dès la quatrième, avec passerelles...multipier les formations en alternance..

5.Supprimer des programmes toute la mauvaise graisse pédagonigologique.

6. Abroger les circulaires qui identifient les punitions à des brimades, responsabiliser les parents,donner aux enseignants la décision finale dans les conseils de classe.

7.Réinstaurer études du soir en primaire et en collège sous la responsabilité des enseignants-stagiaires et étudiants tentés par le métier.

8. Utilité de la réforme du lycée?

9. Réorganisation du primaire à la fac avec mise en place de classes propédeutiques et  systèmes relais.

10.Affirmer haut et fort le caractère national, républicain et laïque de l'école. Au centre de l'école la transmission des savoirs.

Je suis favorable à ces propositions. Quant à la dernière elle mérite approfondissement.

Je défends la liberté, y compris celle de créer des écoles. Qu'il y ait des exigences nationales communes, oui. Mais chaque établissement doit pouvoir proposer ses exigences en fonction de son projet. La liberté totale de choix des parents devrait permettre une émulation qui incite à l'excellence.

L'école doit elle être républicaine? Que veut d'ailleurs dire école républicaine? L'école doit permettre aux élèves de structurer leur intelligence afin de devenir des adultes responsables et autonomes. Je ne sais pas ce que c'est qu'une école républicaine concernant la transmission des savoirs. Car le savoir ne peut pas être passé au filtre de la République, il y perdrait son authenticité.

Quant au caractère laïque, je pense que les parents doivent être libre de chosir leur école, qu'elle soit laïque ou confessionnelle. Mais là aussi il s'agit de définir le terme laïque. S'il s'agit de laïcisme, ce n'est pas défendable.

Je terminerai en précisant que le rôle de l'école n'est pas de "formater" les élèves. Elle doit leur donner les moyens de construire le monde de demain, en leur laissant la liberté de le choisir et de le transformer s'ils le jugent nécessaire.

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 06:49

Le journal Marianne titrait ce 15 janvier 2012 :"L'autonomie, la menace qui pèse sur le système éducatif". On y ajoute toujours les mêmes épouvantails : la crainte de la création d'une école à plusieurs vitesses, le règne des petits chefs,la dévalorisation du métier d'enseignant etc... En réalité ceux qui craignent l'autonomie craignent surtout leur perte d'influence. L'éducation nationale est sous leur coupe au travers des syndicats majoritaires de gauche et des idéologues et pédagogues modernes qui orientent toutes les réformes. Ils se sentent menacés et agitent toutes sortes de soi-disant catastrophes qui viendraient casser le système actuel. Ce système périclite et est facteur d'inégalité de plus en plus criantes. Le niveau des élèves baisse constamment.

Les réformes proposées vers plus d'autonomie, ne me semblent pas suffisantes, car les établissements doivent toujours appliquer les orientations de ceux qui ont détruit l'école de qualité.

La seule réforme qui permettra d'améliorer les choses consiste en la liberté totale de créer des établissements scolaires. L'état n'a pas obligation à organiser l'instruction. Il   doit en garantir l'accès pour tous. Il suffit pour cela que l'état verse le montant de la scolarité de l'élève à l'établissement choisi par les parents. Il n'y aura pas d'écoles à deux vitesses. Les écoles s'adapteront à leur public et auront les mêmes moyens que tous les autres établissements. Nous assisterons à la création d'écoles de qualités qui pour fonctionner devront instruire avec efficacité leurs élèves. L'état devra s'assurer que chacun puisse se rendre dans l'école de son choix. Rien n'empêchera que se crée des écoles efficaces dans des lieux qui n'auraient que des établissements peu efficaces. Ce sera l'occasion de voir également la création d'écoles qui préparent des élèves, non motivés par de longues études ou le travail intellectuel, à des métiers, en leur donnant une formation de qualité qui leur assurera un travail.

Ne soyons pas dupes des gesticulations de ceux qui ont détruit le système scolaire en diffusant des méthodes pédagogiques peu efficaces et en construisant un cadre inapproprié à une véritable instruction.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 04:59

" Dans la biographie de Steve Jobs écrite par Walter Isaacson qui vient de sortir aux États-Unis, le fondateur d’Apple critique vivement le système éducatif des États-Unis d’Amérique, en affirmant qu’il est « paralysé par des règles syndicales ».

« Tant qu’on n’aura pas brisé les reins des syndicats d’enseignants, il n’y avait presque aucun espoir de réforme dans l’éducation. » Jobs proposait que les directeurs d’écoles puissent embaucher et licencier les enseignants en fonction de leur mérite et que les écoles restent ouvertes jusqu’à 18 heures, 11 mois par an. »

Le visionnaire californien continuait :
« J’ai une fille de 17 ans qui est allée dans une école privée pendant quelques années avant l’école secondaire. Cette école privée est la meilleure école que j’ai vue de ma vie. Elle a été classée parmi les 100 meilleures écoles en Amérique. C’était phénoménal. La scolarité coûtait 5500 $ par année, ce qui est beaucoup d’argent pour la plupart des parents. Mais les enseignants étaient moins bien payés que ceux des écoles publiques — il ne s’agit donc pas d’une question de rémunération des enseignants. J’ai demandé au trésorier de l’État [ministre des Finances de Californie] ce que la Californie payait en moyenne cette année-là pour scolariser un enfant, et je crois que c’était 4400 $. S’il est vrai que peu de parents peuvent se permettre de payer 5500 $ par an, nombreux sont ceux qui pourraient se permettre de payer 1000 $ par année.

Si nous donnions des chèques-éducation à chaque parent de 4400 $ par an [et par enfant], on verrait surgir des écoles de tous bords. Les gens diraient : « Démarrons une école ! » On pourrait même avoir une filière à l’université de Stanford au sein du programme de MBA sur comment être un patron d’école. Et ce gestionnaire pourrait se joindre à d’autres personnes, et ils fonderaient une école. Vous auriez de jeunes idéalistes qui lanceraient des écoles et travailleraient pour trois fois rien.

Ils le feraient parce qu’ils seraient en mesure de décider du programme. Quand vous avez des enfants, vous vous dites, qu’est-ce que je veux vraiment qu’ils apprennent ? La plupart des choses qu’ils étudient à l’école sont complètement inutiles. Alors que vous n’apprenez d’autres choses, incroyablement précieuses, que nettement plus tard — mais là on pourrait les enseigner aux enfants quand ils sont jeunes. Et vous commencez à vous dire : « Que ferais-je si je devais décider du programme d’une école ? »

Bon dieu ! comme cela serait passionnant ! Mais vous ne pouvez pas le faire aujourd’hui. Vous seriez fou de travailler dans une école de nos jours. Vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez. Vous ne pouvez pas choisir vos manuels, votre programme. Vous ne pouvez enseigner qu’un domaine pointu. Qui voudrait jamais faire ça ? » "*

* Source :http://www.xn--pourunecolelibre-hqb.com/2011/10/steve-jobs-decriait-leducation.html

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 00:29

Difficile de porter un jugement sur cette affaire sans connaître la personne, ni les circonstances exactes de son acte. Il semblerait selon les témoignages consultables sur internet que sa façon d'enseigner soit assez traditionnelle avec une volonté d'instruire ses élèves tout en faisant preuve d'autorité.

Si cela est avéré son geste, bien que désespéré peut avoir un sens. L'enfant -roi et " l'enfant- droit" actuel supporte mal l'autorité et le fait qu'un adulte lui impose sa volonté. Il rechigne a faire des efforts et à s'instruire.

Les causes principales me semblent les suivantes :

L'enfant connaît ses droits (enseignés dès le plus jeune âge) mais ignore ses devoirs.L'adulte a peu de moyens pour le contraindre à travailler ou à se comporter correctement.

Il vit dans une société relativiste où tout se vaut.

Il est devenu l'égal de l'adulte.

Les pédagogies actuelles privilégient le plaisir et mettent peu l'accent sur les efforts ets le travail nécessaire pour acquérir des connaissances.

Il vit dans un monde de l'image qui relativise l'écrit.

Ses parents sont souvent démunis, débordés, absents ou séparés.

Le collège unique qui propose le même moule à tous les élèves. La dépréciation du travail manuel et de l'apprentissage.

La baisse des exigences et le passage automatique, qui permet à des élèves de passer de classe en classe sans maîtriser les connaissances nécessaires pour réussir.

....

Un tel geste désespéré peut se comprendre lorsque le professeur n'arrive plus à transmettre des connaissances et à se faire respecter dans certaines classes. Il serait urgent de licencier tous les responsables de cette situation, ceux qui au sein du système à bout de souffle, soutiennent et promeuvent les pédagogies modernes (inefficaces et dangereuses) et s'inclinent devant l'enfant droit et roi.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 08:15

Comment voulez-vous que les choses s'améliorent. Les parents d'élèves plébiscitent de plus en plus l'enseignement catholique. Mais nos responsables politiques l'ignorent. Ils suppriment des postes dans l'enseignement privé au lieu d'augmenter les moyens du privé, ce qui serait logique et pragmatique. Imaginer une entreprise qui vend des produits dont la demande augmente et qui au lieu d'augmenter ses moyens de production les diminuent en refusant de satisfaire la demande. Pauvre France engoncée dans son carcan idéologique et sectaire et qui laisse l'éducation au main de syndicats qu'il y a peu soutenaient de toutes leurs forces l'idéologie communiste. Honte à cette France archaïque et schlérosée!

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 00:24

Ceux qui me lisent savent ce que je pense de "l'enfant-droit". La dérive des droits l'enfant illustre chaque jour les faits divers et envahit le quotidien de la relation professeur - élève. Ils ont des droits qu'ils connaissent parfaitement mais ils ignorent leurs devoirs. Cette ère des droits de l'enfant, qui fait partie de l' air du temps contribue à saper l'autorité des adultes.

Michael Gove, en charge des questions d'éducation en fait le constat. Suite aux récentes émeutes il propose des mesures pour restaurer l'autorité des maîtres. Il considère que les droits de l'enfant ont été perverti et que ces enfants ont subi une culture qui ignore les devoirs. Il propose entre autre, le pouvoir pour les maîtres de renvoyer les enfants sans préavis, de pouvoir procéder à des fouilles sur les élèves, l'anonymat pour les enseignants accusés de maltraiter les enfants afin de les protéger des calomnies...Son constat est bon et clairvoyant. Il change les règles pour restaurer l'autorité des maîtres mais tout en reconnaissant que les problèmes naissent bien avant la scolarisation des enfants.

Il reconnaît donc implicitement que de nombreux parents ont des difficultés pour éduquer leurs enfants. Son gouvernement ne propose pas de mesures pour aider les familles à éduquer leurs enfants.

Le même constat peut-être fait en France. Programmer des leçons de morale et aider les enfants à discerner le bien et le mal est une bonne chose. Malheureusement rien n'est proposé pour aider les familles.

Par ailleurs le discernement entre le bien et le mal va s'avérer très délicat dans une société où règne le relativisme moral. La question n'est pas nouvelle. Elle revient constamment. Qui est-ce qui dit ce qui est bien ou mal? Si la racine du bien et du mal n'est pas supérieure à l'homme et en dehors de son pouvoir tout est possible. Le mal et le bien resteront des données subjectives qui varieront en fonction de l'air du temps.

 

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 07:39

Il propose que le chef d'établissement puisse recruter ses plus proches collaborateurs.

Cela me paraît du bon sens. Dans le cas actuel l'efficacité de chacun est réduite. Un chef d'entreprise recrute ses collaborateurs.

Il propose que le chef d'établissement se voit confier l'évaluation pédagogique des enseignants.

Je pense que les enseignants devraient être évalués par des personnes n'appartenant pas à l'éducation nationale.

Il propose également que le chef d'établissement puisse, après évaluation, moduler le salaire des enseignants en fonction de leurs résultats individuels et collectifs.

Je ne suis pas contre une modulation des salaires mais proposée par les évaluateurs extérieurs.

Le problème réside, selon moi, dans le fait que les responsables politiques raisonnent dans le cadre du système actuel qu'il faudrait faire évoluer ou adapter. Or il ne faut pas confondre service public et statut public. Les services publics peuvent être rendus par des acteurs privés.

Je propose que soit donnée la liberté à des acteurs privés de rendre le service public d'éducation. Ce système fonctionne déjà dans le cadre des écoles privées hors contrat.

Dans ce cas là, le chef d'établissement ou le directeur aura toute légitimité pour recruter, évaluer et rémunérer son personnel. L'idéal serait que l'Etat verse le coût de la scolarité à l'établissement scolaire choisi par les parents.

Seule cette liberté permettra de libérer les énergies, développer les talents et produire une instruction de qualité.

Le système actuel est difficilement réformable, ubuesque, coûteux, ingérable, lourd et peu efficace. Un système qui permettrait à des acteurs privés de rendre ce service mettrait fin également au gâchis causé par les idéologies et pédagogies actuelles qui se caractérisent par une instruction de piètre qualité, une mauvaise transmission des connaissances, une absence de structuration de l'esprit des élèves, un nivellement par le bas et de piètres résultats scolaires.

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