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2 octobre 2005 7 02 /10 /octobre /2005 00:00

Mon combat contre la violence par Jean-Marie Petitclerc (Bayard 2005).

 L'auteur, prêtre salésien, polytechnicien et éducateur spécialisé est actuellement responsable d'une association de prévention dans un quartier sensible. Je vous propose d'exposer les idées essentielles de l'ouvrage. 

La violence vient d'un manque d'éducation, de la difficulté pour les adultes actuels à apprendre aux jeunes à réguler leur agressivité. C'est l'idée principale qui sous-tend toute la réflexion et l'action de l'auteur. Il s'inspire beaucoup de la vie de Don Bosco, pour qui  la jeunesse est une chance pour la société.

Il distingue trois types de violences : La violence comme explosion émotive lorsqu'on n'a que ce moyen pour exprimer un profond mal de vivre, la violence comme cri quand on ne se sent pas reconnu et la violence calculée pour dominer ou dépouiller les autres.

Apprendre aux enfants à  maîtriser leur agressivité est plus efficace que la prison.

Depuis les années 70, l'autorité s'appuie sur la crédibilité de l'adulte. « Les jeunes ont besoin de rencontrer des adultes qui vivent une réelle cohérence entre le dire et le faire. » Il ajoute que le « dire doit pourvoir orienter le faire » et que « si mon comportement n'est pas à la hauteur de mes principes, je dois être capable de m'en excuser et demander pardon. »

La famille.

Les familles actuelles ont tendance à constituer un petit nid douillet sans conflit. Certains parents pensent que  « l'apprentissage du  vivre ensemble » doit être remplit exclusivement par l'école.

Leur rôle :

Le Père doit marquer les limites. La jalousie entre frères et sœurs étant naturelle, les parents doivent apprendre à leurs enfants qu'il n'y a pas de risque pour lui à partager l'amour de ses parents. L'enfant a besoin à la fois d'être aimé et d'être confronté à ses limites. Expression de l'amour et transmission des repères sont nécessaires pour éviter que l'enfant ne sombre dans la violence. A deux c'est plus facile.

Comment aider les parents?

En revalorisant le rôle parental et en leur permettant d'exprimer leurs souffrances. Notre société doit se donner comme objectif de mieux aider les parents. Il souligne la difficulté de toucher les familles vraiment en difficulté qui se replient sur elles-mêmes. Il préconise le soutien d'un adulte (qui joue le rôle de tiers) qui a la confiance des parents et qui peut accompagner l'adolescent qui grandit.

L'école:

Elle secréte une violence institutionnelle, car les élèves en échec sont humiliés, ce qui engendre des comportements violents. L'échec scolaire sécrète de la violence, il faut donc  à tout prix lutter contre.

Solutions : Instaurer un climat de confiance entre adultes et jeunes et permettre aux élèves d'exprimer leur mal-être. Il cite don Bosco qui affirme que chaque jeune possède des trésors cachés en lui et a des compétences que l'éducateur doit être capable de déceler. Il faut utiliser une pédagogie de la réussite. Il prend comme exemple les professeurs d'eps qui adaptent les difficultés aux possibilités des élèves. « Seule la mémorisation de la réussite antérieure peut donner le courage d'affronter la difficulté présente.»

Attitude à adopter par l'éducateur : être ferme, en restant à l'écoute.

Sanction 

Prévention et sanction vont de pair. La sanction doit être cohérente, donc tenir compte de la gravité de l'acte. Il est indispensable de sanctionner à la première transgression (80% des jeunes mineurs sanctionnés dès le premier délit ne récidivent pas.). Un jeune a toujours une part de responsabilité dans les actes qu'il commet. Nécessité de mettre en place une justice de proximité. Respecter plutôt que tolérer. « Le respect c'est l'acceptation de la différence ».

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Published by Kueny - dans Délinquance
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