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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 20:51
Lire pour comprendre, lire pour savoir qui on est et où l'on va.
Bernanos visionnaire dans "La france contre les robots" (Le livre de poche Plon 1970; p.126)
"..L'Etat technique n'aura demain qu'un seul ennemi : "l'homme qui ne fait pas comme tout le monde" - ou encore : "l'homme qui a du temps à perdre" - ou plus simplement si vous voulez : "l'homme qui croit à autre chose qu'à la Technique".
p.118 : "Lorsqu'on pense aux moyens chaque fois plus puissants dont dispose le système, un esprit ne peut évidemment rester libre qu'au prix d'un effort continuel..."
Bernanos aurait pu écrire ces lignes aujourd'hui tant elles sont pertinentes pour notre société contemporaine.

Notre société matérialiste fonde tout son espoir sur la science. La science serait indépendante de toute idée de Dieu. La science ne peut connaître que ce qui est réel. Y aurait-il incompatibilité entre Dieu et la science? Dans "Le premier cercle" Soljenitsyne fait dire à l'un de ses personnages : " "Marx a dit que Newton était matérialiste, or vous soutenez qu'il était idéaliste". Je réponds à cela que Marx en a pris à son aise. Newton croyait en Dieu, comme tous les savants d'envergure." On peut citer pour poursuivre dans ce sens ce mot d'Albert Einstein : "Chaque scientifique sérieux doit éprouver un sentiment religieux, ne pouvant s'imaginer que les fines cohérences qu'il découvre ont été pensées d'abord par lui-même. Dans cet univers incompréhensible se révèle une infinie raison supérieure. L'opinion courante qui prétend que je suis athée est erronée. Celui qui prétend le découvrir dans mes théories scientifiques ne les a pas comprises."

Tout le monde s'accorde pour dire que notre société est en crise. Jean Sévillia dans "Moralement correct" (Perrin 2007)  retrace l'itinéraire récent qui conduit à l'état actuel de la société. A lire pour comprendre l'état actuel de notre société.

Concernant la philosophie du XVIII ème siècle, Benjamin Constant affirmait : "Etrange philosophie, à dire vrai, que celle du XVIIIème siècle, |...]prenant du plaisir[...] à tout dégrader, à tout avilir! Quant on relit avec attention les ouvrages de cette époque, on n'est étonné ni de ce qui a suivi (La révolution) ni de ce qui en résulte encore à présent (le premier empire)." * *
Tiens, ce n'est pourtant pas ce qu'on nous enseigne. Drôle d'époque où l'on nous redit à longueur de journée qu'on est libre, bien informé et que notre société est assurément la forme la plus élaborée et la plus aboutie des systèmes politiques...! Comprenne qui pourra.

* * Cité par Xavier Martin dans "Voltaire méconnu" chez Dominique Martin Morin 2006.

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