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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 13:01
Les faits :
Le petit Carl, 12 ans, est mort  au collège Albert-Camus de Meaux. Il est difficile dans de telles situations de connaître la vérité et de savoir ce qui s'est réellement passé.L'enfant ne serait pas mort suite aux coups reçus mais l'agression aurait créé "un stress brutal" à l'origine du décès.Il souffrait d'une malformation physique. A ce sujet les propos des spécialistes rapportés par différents journaux sont sensiblement différents. Dans un article de Libération (23/12/06 ) on lit :Il "...souffrait d'une "cardiomyopathie hypertrophie", c'est à dire "d'un coeur deux fois plus gros que la moyenne" mais avec une artère coronarienne normale, selon les légistes, donc trop petite pour la taille du coeur...".Dans le Monde (24/12/06) on lit que selon Monsieur Pech, procureur, Carl "souffrait d'une "malformation cardiaque grave avec une artère coronarienne large comme un cheveu, selon l'expression des médecins légistes".
Le procureur déclare que " Le décès résulte exclusivement du stress émotionnel qui a entraîné un arrêt cardiaque subit".
Selon le Figaro le recteur de Créteil aurait déclaré : "C'est un collège sensible où les élèves connaissent des difficultés et où des signalements récents faisaient apparaître des tensions". Les journalistes relatent également des agressions d'enseignants et d'élèves.

Analyse :
Le Monde (24/12/06) affirme que Gille de Robien prône : "la tolérance zéro qui doit s'appliquer contre toutes les formes de violence, y compris verbale".

Ce fait grave, doit nous encourager à réfléchir sur la situation actuelle et à mettre en place des solutions efficaces. Tous les collèges sont touchés, à des degrés divers, par ces formes de violence. Aucun établissement n'est à l'abri de ce genre de fait, mais certains y sont plus exposés que d'autres.
Rétablir l'autorité et la discipline nécessaires, pour éviter de tels drames, sera une tâche difficile. La loi du plus fort semble devenir la règle. Certains élèves ont du mal à se situer vis à vis des adultes. Ils n'en ont pas peur et ne reconnaissent pas leur autorité. Un certain climat constitué de violences physiques et verbales s'est banalisé et est toléré par tous.Ce qui est symptomatique c'est qu'ils osent faire ou dire ce qu'ils savent être une transgression, non autorisé, inconvenant ou "mal". L'adulte ne constitue plus un frein ou n'est plus un obstacle face à des attitudes inacceptables.
Nous ne devons pas simplement traiter les symptômes, mais réfléchir sur les causes afin de pouvoir lutter efficacement contre cette violence qui se banalise. Quitte à me répèter je crois que tant que persisteront les tendances que je souligne, tant que nous ne les inverserons pas, nous n'arriverons pas à juguler cette violence.
Parmi les réalités qui entretiennent ce climat de violences :
- le mythe de l'enfant roi et la défense des droits de l'enfant, alors qu'il faudrait clairement signifier que l'adulte à autorité sur l'enfant et mettre en valeur les devoirs de chacun
- le relativisme qui fait qu'il n'existe ni bien, ni mal objectif et qui empêche l'enfant de s'appuyer sur des repères solides
- la libération de la parole et de l'expression de l'enfant qui le place sur un pied d'égalité avec l'adulte
- les théories qui fragilisent l'éducation donnée par les parents
- les médias qui prônent la violence et qui offrent aux jeunes des "modèles" à admirer orientés vers le mal et la laideur. Nous avons oublié que les enfants "imitent".

Nous vivons dans une société schyzophrène qui ne cesse d'envoyer des signaux contradictoires aux enfants. Il est illusoire de vouloir réussir à combattre la violence dans cette ambiance.

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Published by Kueny - dans Ecole
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