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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 09:08
La retraite par répartition s'appuie sur la solidarité entre générations. Pour que le système fonctionne correctement il faut une base large, constituée de jeunes et d'actifs, ainsi qu'une quantité relativement faible de personnes bénéficiant d'une retraite. Rappelons que dans ce système les actifs d'aujourd'hui financent les retraites d'aujourd'hui.*
Le système bat de l'aile essentiellement par la faible natatlité des pays occidentaux. Il faut une fécondité de plus de 2,1 enfants par femme en âge de procréer pour simplement remplacer les générations. Nous n'atteignons pas ce niveau. La natalité est trop basse depuis quelques décennies pour assurer la pérénnité du système, faute d'une politique familiale ambitieuse. Le vieillissement de la population, conséquence d'une faible natalité, s'accentue encore par l'allongement de la durée de vie.
Quelles que soient les convictions des uns et des autres nous n'échapperont pas à l'allongement du temps de travail, au recul de l'âge de départ à la retraite, à la diminution des pensions et même à l'augmentation des cotisations.
La France fait d'ailleurs figure d'exception en Europe avec un âge légal de départ à la retraite fixé à 60 ans.
L'âge légal de départ à la retraite est ou sera prochainement de 65 ans, en Allemagne , en Espagne, au Portugal, aux Pays-Bas, en Irlande, en Suède, en Finlande et même de 67 ans au Danemark.
Cherchez l'erreur!
Préparer l'avenir consiste à mettre en place une véritable politique familiale qui permettrait aux couples de concrétiser leur désir d'un troisième ou quatrième enfant. Une reprise de la natalité encourage la production de biens consommation (nourriture, couches, vêtements etc...).
Il serait bon de questionner le concept actuel de la société des loisirs qui estompe la valeur du travail.
Il paraît également judicieux de réfléchir sur la constitution d'une épargne ou d'investissements qui constitueront un apport (en nature ou en argent) pour la retraite. Comme les jardins, vergers, locations d'appartements, de maisons, location de matériel, apprentissage de savoirs-faire etc...
Nos hommes politiques doivent préparer l'avenir plutôt que de bercer les français de douces illusions. C'est leur responsabilité première : prévoir. Les initiatives qui consistent à augmenter les dépenses publiques et les déficits, qui endettent les générations futures, ne sont pas dignes d'hommes politiques responsables.
Ce que nous décidons aujourd'hui, ce que nous refusons de voir maintenant, peut avoir de lourdes conséquences sur l'avenir.

* Nous sommes passés d'un rapport démographique (nombre de cotisants/nombre de retraités) de 3,14 en 1975 à 1,45 en 2008.(Source: caisse nationale d'assurance vieillesse).

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