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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 21:05

Qui a dit le 10 janvier 1998 à l'émission La Marche du Siècle :

"... Exclure un jeune du système éducatif est un échec..." et "...chaque jeune est formidable..."?

Qui a dit le 31 mai 2006 :

Il faut " retirer des collèges les gamins qui y font la loi et qui pourrissent la totalité d'un établissement scolaire " ? (France 2)

Ségolène Royal !

Aprsè l'émission de la Marche du siècle j'ai envoyé une lettre ouverte à Ségolène Royal. L'hebdomadaire " Valeurs actuelles" du 28.02.1998 en a publié un extrait. Elle m'a répondu. Extraits des deux courriers :

"... Le reportage sur la violence en milieu scolaire dans un lycée technique était effrayant. L'intervention de Madame le ministre, Ségolène Royal, était étonnante voire irresponsable ou totalement inadaptée. J'ai entendu "qu'exclure un jeune du système était un échec" et que "chaque jeune est formidable". Cela voudrait dire que l'école serait responsable de cette exclusion? Est-ce bien le moment de dire aux jeunes - qui me manquent de respect ou qui me font savoir qu'ils "s'en foutent" de ce que je dis, voire qui menacent d'être violents envers moi", tu es formidable? Non, Madame le ministre. Il suffit d'écarter du système le petit nombre d'élèves qui ne respectent plus rien et qui constituent un danger et un mauvais exemple pour les autres. Nous attendons des mesures fermes envers eux..."

"Monsieur,
...En tant qu'enseignant, vous n'ignorez pas que j'ai mis en place ette année une importante opération, "Les initiatives citoyennes pour apprendre à vivre ensemble", destinées à réapprendre à chacun le civisme et la citoyenneté...Oui, "exclure un jeune du système éducatif" reste pour moi un échec de l'institution qui n'a pas su, à un moment ou à un autre, valoriser ce jeune dans son domaine d'excellence ou de prédilection. Oui "chaque jeune est formidable", à condition que chacun veuille bien accepter les différences de l'autre..." Ségolène Royal.

Je lui ai également suggéré dans mon courrier de 1998 : "...vous pourriez rendre obligatoire des séances de pédagogie familiale pour tous les parents qui inscrivent un enfant dès la maternelle... Ces séances auraient pour but de rappeler aux parents qu'il est de leur devoir d'éduquer les enfants. Le contenu : le respect de l'adulte, de la règle, de la loi, les interdits nécessaires à mettre en place, le temps à prendre avec chaque enfant, la nécessité de lui montrer que ses parents l'aiment..."
En 2006, Ségolène Royal estime qu'il " Il faut épauler les familles, ne pas les disqualifier et quand les incivilités se multiplient, avoir un système d'obligation pour les parents de faire des stages dans les écoles de parents..." (France 2)

Au-delà de l'anecdote je constate que Ségolène Royal est devenue réaliste. Il serait important pour les hommes politiques d'être réellement à l'écoute de ceux qui sont sur le terrain.
J'ai envoyé un second courrier à Madame Ségolène Royal (3 novembre 1999) qui n'a jamais eu de réponse de sa part. Je lui ai fait part de l'échec de l'école primaire dans l'apprentissage de la lecture. Je lui ai posé les questions suivantes :
" ...- Pourquoi refuser de se poser la question de l'efficacité de telle ou telle méthode de lecture?
- Pourquoi ne pas revenir à une méthode qui a fait ses preuves, tout en la modernisant grâce aux découvertes récentes? Mon père qui a enseigné plus de vingt ans en CP, a appris à lire à tous ses élèves, sans exception, au moyen de méthodes traditionnelles.
- Devant des chiffres aussi significatifs et des effets aussi massifs, ne serait-il pas souhaitable de mettre en cause certains à priori?
- Du moins ne vous paraît-il pas opportun de développer une attitude critique à l'égard de votre propre démarche et de vous remettre en cause? ..."
Je ne sais quelle est la position actuelle de Ségolène Royal sur ce sujet, mais je constate que Gilles de Robien a pris conscience du problème et prend, à ce sujet, des mesures qui vont dans le bon sens.

( L'intégralité des courriers (1998 et 1999) sont publiés dans mon ouvrage " La famille est l'avenir de l'école " F.X de Guibert 2000 Annexes).

 

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commentaires

carl 28/06/2006 07:07

Traditionnel, c'est peut-être un mot qui fait peur maintenant mais si ce même mot a fait ses larges preuves comme dans le cadre de votre père - Pourquoi ne reviendrions-nous pas à ces anciennes methodes pour l'éducation en déconfiture.

Teliber 02/06/2006 02:13


Démocratie participative et OGM
 


 


 

        Démocratie participative et OGM. Je ne sais dans lequel de ces concepts il réside le plus grand risque.
Le Conseil Régional d'Auvergne organisait une série de débats sur la question des OGM dans chaque préfecture des quatre départements. J'ai assisté à la dernière qui se déroulait lundi 22 mai à Polydôme. J'étais présent à cette manifestation car je me suis intéressé à la question il y a quelques mois afin d'organiser un débat sur les OGM au nom de Liberté Chérie et des Cercles Libéraux du Puy-de-Dôme. Il eut lieu au mois de janvier. C'est un sujet technique et vaste, donc difficile à traiter avec un recul et une acuité satisfaisants en gardant une cohérence du propos. C'est à cet exercice que je voulais assister.

 

La manifestation était organisée en trois parties. Tout d'abord, une introduction de l'éxécutif régional, Monsieur SOUCHON et son vice-président à l'agriculture. Ensuite un reportage recueillant les réactions et réflexions d'un ensemble dit «représentatif» des auvergnats. Enfin plusieurs séries de questions de la salle suivies de réponses d'«experts». Le tout était animé par un journaliste que l'on qualifiera avec compassion de «fatigué».

 

L'élément qui m'a le plus frappé dans les réactions du panel d'auvergnats fut la crainte évoquée par le mot OGM. Et celle-ci est justifiée par eux par un manque d'information. Je faisais le même constat quelques mois auparavant en préparant mon débat. Ce qui est inconnu inquiète, c'est humain et de bon sens. Mais pourquoi les personnes ne sont pas informées ? Monsieur Souchon a répondu, car à tous les maux un politicien a la même réponse : c'est la faute de l'adversaire. En ce moment l'adversaire est appelé sous la dénomination « Gouvernement ». Son passif est très lourd puisque qu'il était déjà responsable de la canicule en 2003. Un peu de sérieux Monsieur Souchon, ce gouvernement a sans doute assez de défauts pour ne pas lui inventer des responsabilités « abracadabrantesques ». Si peu de personnes sont informées sur les OGM, c'est que peu de monde s'y intéresse. Et les journalistes sont les premiers désintéressés. Quitte à réaliser un sujet sur les OGM, allons montrer de l'action, des passions, des larmes. Montrons des faucheurs, leur star médiatique délinquant multi récidiviste José BOVE. La science c'est compliqué, ennuyeux, il faut faire un effort intellectuel. Mais une fable, le faible contre le fort, de l'action, de l'engagement, comme c'est confortable, on connaît l'histoire, les rôles sont bien fixés. Si vous avez aimé les anti-nucléaires et les protecteurs des bébés phoques, vous allez aimer les faucheurs. Les médias de masse ne s'adonnent qu'à cette fable dénuée de toute information, de toute analyse. Le gouvernement ne fait pas d'effort, les journalistes non plus, et les citoyens pas plus. Alors la région ?
La région interroge pendant vingt minutes, tout au long du film, des personnes qui n'ont pas de réponses mais seulement des questions. Et s'ils ont des réponses les OGM se résument à un complot, un mensonge afin de servir des intérêts financiers, on cite des multinationales... cela ne mérite pas plus de commentaires. Ce qui mérite un commentaire, c'est le fameux panel représentatif. Dans les grandes lignes la moitié des personnes interrogées sont au chômage, et une forte minorité sont des « travailleurs sociaux ». Alors soit ce panel n'est pas représentatif, soit la situation auvergnate est inquiétante. Là mon sentiment premier de défiance vis-à-vis de la démocratie participative s'affermit. La démocratie participative c'est le système où ceux qui ne travaillent pas ou peu parlent et décident au nom des autres. Dans la démocratie participative tous les citoyens sont égaux, mais certains, ceux qui travaillent le moins, le sont plus que d'autres, aurait dit ORWELL. L'ironie de l'histoire est que LULA, le président du Brésil, ce pays pilote en termes de démocratie participative, de forum social et autres kermesses sociales, est un des pays à la pointe des cultures commerciales OGM. Ce point n'a pas échappé à une personne du public qui l'a relevé de manière appuyée dans son intervention.
Démocratie participative et OGM
 



 


 

        Démocratie participative et OGM. Je ne sais dans lequel de ces concepts il réside le plus grand risque.
Le Conseil Régional d'Auvergne organisait une série de débats sur la question des OGM dans chaque préfecture des quatre départements. J'ai assisté à la dernière qui se déroulait lundi 22 mai à Polydôme. J'étais présent à cette manifestation car je me suis intéressé à la question il y a quelques mois afin d'organiser un débat sur les OGM au nom de Liberté Chérie et des Cercles Libéraux du Puy-de-Dôme. Il eut lieu au mois de janvier. C'est un sujet technique et vaste, donc difficile à traiter avec un recul et une acuité satisfaisants en gardant une cohérence du propos. C'est à cet exercice que je voulais assister.

 

La manifestation était organisée en trois parties. Tout d'abord, une introduction de l'éxécutif régional, Monsieur SOUCHON et son vice-président à l'agriculture. Ensuite un reportage recueillant les réactions et réflexions d'un ensemble dit «représentatif» des auvergnats. Enfin plusieurs séries de questions de la salle suivies de réponses d'«experts». Le tout était animé par un journaliste que l'on qualifiera avec compassion de «fatigué».

 

L'élément qui m'a le plus frappé dans les réactions du panel d'auvergnats fut la crainte évoquée par le mot OGM. Et celle-ci est justifiée par eux par un manque d'information. Je faisais le même constat quelques mois auparavant en préparant mon débat. Ce qui est inconnu inquiète, c'est humain et de bon sens. Mais pourquoi les personnes ne sont pas informées ? Monsieur Souchon a répondu, car à tous les maux un politicien a la même réponse : c'est la faute de l'adversaire. En ce moment l'adversaire est appelé sous la dénomination « Gouvernement ». Son passif est très lourd puisque qu'il était déjà responsable de la canicule en 2003. Un peu de sérieux Monsieur Souchon, ce gouvernement a sans doute assez de défauts pour ne pas lui inventer des responsabilités « abracadabrantesques ». Si peu de personnes sont informées sur les OGM, c'est que peu de monde s'y intéresse. Et les journalistes sont les premiers désintéressés. Quitte à réaliser un sujet sur les OGM, allons montrer de l'action, des passions, des larmes. Montrons des faucheurs, leur star médiatique délinquant multi récidiviste José BOVE. La science c'est compliqué, ennuyeux, il faut faire un effort intellectuel. Mais une fable, le faible contre le fort, de l'action, de l'engagement, comme c'est confortable, on connaît l'histoire, les rôles sont bien fixés. Si vous avez aimé les anti-nucléaires et les protecteurs des bébés phoques, vous allez aimer les faucheurs. Les médias de masse ne s'adonnent qu'à cette fable dénuée de toute information, de toute analyse. Le gouvernement ne fait pas d'effort, les journalistes non plus, et les citoyens pas plus. Alors la région ?
La région interroge pendant vingt minutes, tout au long du film, des personnes qui n'ont pas de réponses mais seulement des questions. Et s'ils ont des réponses les OGM se résument à un complot, un mensonge afin de servir des intérêts financiers, on cite des multinationales... cela ne mérite pas plus de commentaires. Ce qui mérite un commentaire, c'est le fameux panel représentatif. Dans les grandes lignes la moitié des personnes interrogées sont au chômage, et une forte minorité sont des « travailleurs sociaux ». Alors soit ce panel n'est pas représentatif, soit la situation auvergnate est inquiétante. Là mon sentiment premier de défiance vis-à-vis de la démocratie participative s'affermit. La démocratie participative c'est le système où ceux qui ne travaillent pas ou peu parlent et décident au nom des autres. Dans la démocratie participative tous les citoyens sont égaux, mais certains, ceux qui travaillent le moins, le sont plus que d'autres, aurait dit ORWELL. L'ironie de l'histoire est que LULA, le président du Brésil, ce pays pilote en termes de démocratie participative, de forum social et autres kermesses sociales, est un des pays à la pointe des cultures commerciales OGM. Ce point n'a pas échappé à une personne du public qui l'a relevé de manière appuyée dans son intervention.

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