Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rechercher

29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 20:53
Ivan Roufiol vient de rédiger un article intéressant qui contraste avec le silence assourdissant de nos élites bien-pensantes.

" Une tolérable intolérance (Le bloc-notes d'Ivan Roufiol, Le Figaro 26 mai 2006)
Ce qui ne se dit pas : des chrétiens sont victimes de l'intolérance islamique. Or, cette christianophobie indiffère les gardiens des droits de l'homme et de l'antiracisme. En france, même les évêques préfèrent s'indigner du projet de loi sur l'immigration choisie plutôt que du sort des catholiques dans les pays musulmans. Tels sont les effets conugués de l'angélisme, de l'ignorance et de la haine de soi.
Qui a entendu, la semaine dernière l'inquiétude du Vatican devant la diminution des catholiques au Proche-Orient? En Iran, leur nombre a été dicisé par dix (0,01% de la population) en trente ans. de semblabels "nettoyages" s'observent en Irak, Syrie, Palestine, Egypte. les chrétiens de Turquie, de Bosnie-Herzégovine, du Kosovo (150 églises et couvents détruits depuis 1999) subissent ces mêmes humiliations poussant au repliement. " L'arabie saoudite, qui finance la construction de mosquées à travers le monde, ne pêrmet pas chez elle la construction d'une chapelle", rappelle le rapport 2005 sur les "Persécutions antichrétiennes dans le monde." Les émeutes antichrétiennes de février au nigéria (16 morts) ont été vite oubliées. L'Italie a souvé l'nonneur en acc ueillant en mars, un a   fghan; condamné à mort pour s'être converti.
En Algérie, la loi du 1er mars 2006 punit de prison celui qui " incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion" ou à " ébranler sa foi". Le texte met sous la surveillance des autorités, l'exercice d'un autre culte. Autant d'atteintes à la liberté religieuse, inconcevables en france. Qui les dénonce?
En voulant ignorer le prosélitysme islamique, les évêques participent à l'affaiblissement de leur Eglise. En quarante ans, les chrétiens pratiquant ont diminué des trois quarts en France. L’Eglise compte désormais moins de fidèles que l’islam, comme le rappelle Alain Besançon dans la dernière livraison de la revue Commentaire : « Dans la plupart des pays d’Europe, les chrétiens forment une minorité de plus en plus réduite. » Personne n’entend.

L’irénisme clérical, qui n’ose regarder les réalités au nom de l’amour du prochain et du respect de l’autre, contribue à l’affaiblissement du catholicisme, quand il se montre incapable de faire respecter son histoire, son héritage, ses valeurs. Les chrétiens doivent-ils se résoudre à être méprisés et soumis ?

« Réciprocité »

L’Eglise catholique peut se laisser subvertir. Alain Besançon : « L’histoire enseigne que lorsqu’une Eglise ne sait plus bien ce qu’elle croit, quand elle ne voit plus la différence entre sa doctrine et l’islam, elle devient musulmane sans presque s’en apercevoir. » Déjà, des membres du clergé plaident pour le rapprochement, en invoquant « l’injustice subie par le peuple palestinien, injustice dont se sentent solidaires tous les Arabes, chrétiens et musulmans » (Père Michel Lelong, Jean-Paul II et l’islam, Editions François-Xavier de Guibert).
C’est cette vision que défend le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah. En visite en France, il a rappelé (Le Figaro, 17 mai) qu’en Palestine, « chrétiens et musulmans sont un seul peuple », réfutant l’explication d’un exode des chrétiens dû à la haine contre les Croisés. Pour lui, « L’émigration est un phénomène naturel ». L’adversaire n’est pas le totalitarisme vert ou le Hamas, mais Israël et les Etats-Unis. Les médias en redemandent.
Mais cette capitulation n’est pas inexorable. De saintes colères se laissent deviner. A commencer par celle de Benoît XVI, qui a supprimé le conseil en charge du dialogue avec l’islam, pour confier l’ensemble du dialogue interreligieux au cardinal Paul Poupard. L’autre jour, le Pape a souligné « l’importance de la réciprocité », en souhaitant que « les chrétiens qui émigrent vers les pays à majorité musulmane y trouvent accueil et respect de leur identité religieuse ». Le ton est nouveau.
L’Eglise est appelée à se ressaisir. Le secrétaire du Saint-Siège, Mgr Giovanni Lajolo, l’a invitée « à ne pas reculer et à prendre position clairement et courageusement pour affirmer l’identité chrétienne ». En ajoutant : « Nous savons bien que l’islam radical profite de chaque signe qu’il interprète comme un point faible. » La remarque incitera-t-elle les évêques à se libérer de leur pieux prêt-à-penser ?

Le conformisme d’Ardisson

Il faut dire que le politiquement correct est omniprésent. Lundi, dans Le Figaro, il faisait déclarer à l’historienne de la psychanalyse, Elisabeth Roudinesco, que ceux qui déplorent « la perte des repères, des frontières, la fin de la famille et l’invasion de l’islamisme, le tout sur fond du mythe de l’abolition des différences » étaient évidemment d’extrême droite. Quant aux émissions de télévision perçues comme impertinentes, elles se révèlent majoritairement confites en conformisme immigrationniste, antiaméricain, altermondialiste.
Cette dernière démonstration est soutenue par Jean Robin (Ils ont tué la télé publique, Editions du Journalisme continu), qui a notamment mis au jour l’idéologie défendue par Thierry Ardisson, après avoir visionné quatre ans de « Tout le monde en parle ». Robin : « Pour ses invités qui se disent pro-islamiques, c’est le tapis rouge qu’il déroule (...) Pour ce qui est des anti-islamistes, Ardisson les invite pour mieux les piéger. » Parmi les victimes : Maurice G. Dantec, Salman Rushdie, Caroline Fourest.
Quelque chose de pourri Flemming Rose, l’éditeur danois des caricatures de Mahomet, envisage de s’exiler aux Etats- Unis pour fuir les menaces des radicaux. Oui, il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark."

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Articles Récents