Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rechercher

21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 22:57
L'actuel président de l'Europe, le président de la république tchèque, a donné sa vision de l'Europe, le 19 février 2009 devant les parlementaires européens réunis à Bruxelles.
En résumé il veut :
- une Europe qui applique le principe de subsidiarité, en laissant aux Etats les décisions qu'ils peuvent prendre, l'UE s'attachant à gérer les biens publics au niveau du continent
- un parlement européen doté d'une partie de soutien au gouvernement et d'une partie d'opposition, inexistante actuellement
- d'une UE proche du citoyen
- d'une véritable démocratie, ou la parole n'est pas vérouillée par la pensée unique
- d'une UE favorable à l'économie de marché et non à la gestion centrale de l'économie
Il ne semble pas favorable à l'Europe multiculturelle.
Un discours audacieux, soucieux de l'intérêt de chacun et du bien commun. Un souffle nouveau qui pourrait bien renouveler l'UE.


Il précise que les attentes de son pays vis à vis de l'union européenne étaient " réalistes", et qu'il n'y a donc pas de déception. Il poursuit en souhaitant "assumer notre part de responsabilités au développement de l'union européenne" et réaffirme que pour son pays il n'y a pas d'autre alternative que l'adhésion à l'union européenne. Il balaie les critiques qui voudraient faire croire le contraire, en précisant que les citoyens de son pays perçoivent l'intégration européenne sous la forme de la poursuite de deux objectifs : "l'élimination des barrières inutiles et contre productives pour la liberté humaine et la prospérité..." au plan "des personnes, des idées, des biens et services etc... " ainsi que " la gestion de biens publics au niveau du continent" irréalisables pour un ou plusieurs pays voisins.
Il en appelle au principe de subsidiarité lorsqu'il interpelle les parlementaires sur les nombreuses décisions prises par Bruxelles "sûrement plus nombreuses qu'il serait optimal", alors que de nombreuses affaires devraient être résolues "à l'intérieur des Etats européens".
Il considère comme " faux" le fait de considérer " l'état actuel de l'organisation actuelle de l'UE, comme un dogme non critiquable à jamais".
Il plaide pour l'économie de marché, en s'appuyant sur l'échec de l'expérience communiste vécue par son pays.
Il constate que le parlement européen ne constitue pas un modèle de démocratie parlementaire classique, dans lequel une seule alternative est imposée, sans réelle " partie" d'opposition, ni "partie soutenant le gouvernement". Il plaide pour les alternatives politiques("opposition parlementaire") rappelant le manque de liberté du régime communiste qui n'en connaissait pas.
Il se méfie de l'intégration ou du "melting pot" et de " la réduction du rôle des états membres" ainsi que de la "devise d'une société européenne multiculturelle et multinationale en devenir" prenant à témoin l'histoire qui montre que ces "tentatives ont toujours échouées".
Il  craint " que les tentatives visant à accélérer, à approfondir l'intégration et à transférer davantage de décisions touchant aux conditions de vie des citoyens des Etats membres puissent menacer par leurs conséquences tous les acquis positifs obtenus en Europe durant les cinquante dernières années".
Il plaide pour l'économie de marché, citant Frédéric Bastiat et dénonce "le reforcement continu de la gestion centrale de l'économie "au niveau de l'UE.
Il constate qu' "à l'heure actuelle, le fait le plus important est manifestement l'exigence que la discussion libre sur ces affaires ne soit pas considérée comme une attaque contre l'idée-même de l'intégration européenne" et considère que "la démocratie authentique est basée sur le droit de débattre ouvertement de ces questions graves, d'être entendu et de défendre la possibilité qu'à chacun de présenter son avis même s'il est différent du politiquement correct -, et cela, même quand nous sommes en désaccord avec lui..."
.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Articles Récents