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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 01:09

Montant de la dette :               91  milliards d’euros en 1980

                                          1210  milliards d’euros en 2007

Coût de l’intérêt de la dette :     44 milliards d’euros

 

Problème : nous réempruntons chaque année la totalité du capital, soit 1210 milliards d’euros. Nous ne remboursons que les intérêts qui deviennent de plus en plus élevés. Nous ne remboursons jamais le capital !!!! La raison est simple. Depuis 1981, aucun de nos budgets n’a été excédentaire.

 Mais comment est-ce possible ? Un particulier ou une entreprise seraient depuis longtemps en faillite. L’Etat peut augmenter les impôts et se financer sur les marchés internationaux. Le hic, c’est que les conditions de prêt deviennent de moins en moins favorables, car les taux d’emprunts sont plus élevés pour les Etats considérés « à risques ».

La qualité de la  signature financière des Etats se mesure par l’indice « spread »(il mesure l’écart entre les taux proposés par les marchés aux différents États). Celui de la France se dégrade de plus en plus.

En cette période de crise cette situation pourrait devenir dramatique. Je pense qu’elle le sera car on ne peut pas indéfiniment vivre au-dessus de ses moyens.

La France est en faillite, c’est une certitude.

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commentaires

Paul Krugman 01/12/2008 13:28

Mais non ! Tout cela est absurde. Lisez Paul Krugman pour faire tomber vos oeillères.
http://www.nytimes.com/2008/12/01/opinion/01krugman.html?hp

JOURDHEUIL/OBERST 25/10/2008 10:44

Plutôt que d'engager de vraies réformes de rationalisation, comme celles qui ont sauvé de la faillite le Canada ou la Suède dans les années 90, l'Etat en est réduit à racler les fonds de tiroir. En gelant des crédits (4 milliards d'euros cette année). En transférant un nombre croissant de missions vers les collectivités locales, sans que les budgets suivent toujours. En reniant ses engagements, aussi. Comme lorsqu'il laisse l'Unedic, organisme paritaire chargé de gérer les allocations de chômage, financer la totalité de l'allocation spéciale du Fonds national de l'emploi (ASFNE), alors qu'il devait en prendre la moitié à sa charge et que l'Unedic affiche déjà un déficit de 14 milliards d'euros. En liquidant les bijoux de famille, enfin. Que penser de la privatisation des autoroutes, lorsque la rentabilité d'ASF, de la Sanef et d'APRR, selon les analystes du secteur, atteint 7,5 %, et que le produit de leur cession servira à réduire une dette contractée au taux de 4,5 % ? « On assiste à une véritable braderie de notre patrimoine », s'emporte Jean Roux, commissaire aux comptes, auteur de La Grande Braderie du patrimoine public des Français (Guibert), un livre dont la conclusion choc annonce que la République sera en cessation de paiements en 2010.
Tout ça pour de « l'argent de poche », au regard d'une dette à douze chiffres. Et les recettes fiscales ne pourront augmenter indéfiniment. « Le poids atteint aujourd'hui par les prélèvements obligatoires est tel qu'il nous expose à la concurrence fiscale de nos partenaires et à des distorsions économiques préjudiciables à la croissance et à l'emploi », reconnaît la Direction du budget. Or les besoins, eux, vont continuer à croître. « La France est piégée, avertit Patrick Artus, directeur des études économiques d'Ixis CIB. Les dépenses publiques vont inexorablement augmenter, car de nouveaux besoins apparaissent en matière de sécurité, d'éducation, de santé ou de défense. Sans compter la bombe à retardement des retraites, loin d'être désamorcée, et les taux d'intérêt, aujourd'hui historiquement bas, qui remonteront bien un jour. »
Par bonheur, la France est pour l'instant protégée de la défiance des bailleurs de fonds internationaux grâce à l'euro. Sans lui, une telle dérive des finances publiques se serait sans doute déjà traduite par un affaiblissement de la monnaie et une augmentation des taux d'intérêt de la Banque de France. Mais ce bouclier ne sera efficace qu'un temps. « Si, au cours de la législature prochaine, les gouvernements ne redressent pas drastiquement les finances publiques, ils courront le risque d'avoir à gérer dès 2010 une crise financière majeure comparable, dans ses effets, à la déroute de l'Argentine en 2001 », avertit Alain Lambert, ancien secrétaire d'Etat au Budget de Jean-Pierre Raffarin.
Pour éviter d'en arriver là, le gouvernement français dispose depuis cette année de la « loi organique relative aux lois de finances ». Derrière ce nom barbare, un levier fantastique : « C'est l'outil de réforme de l'Etat le plus important depuis les lois de décentralisation de 1982-1983, avance Michel Bouvier, professeur de droit à Paris I. Il s'agit de faire passer les finances publiques d'une logique de moyens à une logique de résultat, source d'importantes économies. » Partout, la modernisation de l'Etat a commencé par là.
Encore faut-il que les députés, qui peuvent désormais discuter les budgets dès le premier euro, et ne sont plus obligés de reconduire automatiquement 95 % des dépenses, s'en saisissent. « Ils sont encore peu nombreux à s'intéresser aux finances publiques... et ne sont pas franchement incités à dépenser moins », ajoute Michel Bouvier. Michel Hunault, député UDF de la Loire-Atlantique, fait partie de cette minorité. Il vient de déposer une proposition de loi interdisant, à partir de 2012, de voter un budget en déficit. La réaction du Parlement sera un bon test pour savoir si la banqueroute de notre pays est encore évitable ou non.

JOURDHEUIL/OBERST 25/10/2008 10:37

Nos services publics prennent l'eau de toutes parts parce qu'ils sont plus chers et moins efficaces que ceux des autres pays. Exemple : l'éducation. Depuis 1990, le budget de l'Education nationale a progressé de 25 %, le nombre d'enseignants, de 7 %, quand celui des élèves baissait de 550 000. Ce qui n'empêche pas le système de produire 10 % d'illettrés et de lâcher chaque année dans la nature 160 000 jeunes sans formation. Et selon l'Unesco, qui évalue le niveau des connaissances des élèves, les petits Français ne se classent qu'au quinzième rang mondial. On comprend mieux pourquoi le nombre des demandes d'inscription dans les écoles privées a plus que doublé depuis deux ans. Et l'université est le véritable parent pauvre du système. La France est le seul grand pays à dépenser moins pour un étudiant en faculté que pour un lycéen. Résultat : 37 % seulement des jeunes Français parviennent à faire des études supérieures, contre plus de 50 %, en moyenne, dans les autres grands pays, selon l'OCDE. « Il est des économies qui préparent la ruine », écrivait en 1996 Roger Fauroux, ancien ministre de l'Industrie, dans un rapport sur l'école.
L'Etat français ne fait pas franchement mieux en matière d'emploi (40 milliards d'euros dépensés chaque année, pour qu'un actif sur dix et un jeune sur quatre soit au chômage), de défense (un tiers des matériels seraient indisponibles en permanence, et l'Etat dépense pour l'entretien de ses soldats un peu plus de 30 000 euros par an, deux fois moins que les Britanniques, trois fois moins que les Américains) ou de relations internationales. « La France est la championne de la diplomatie des petits-fours », ironise Nicolas Lecaussin, de l'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (Ifrap). Mais a-t-elle vraiment besoin d'avoir dix ambassades de plus que le Royaume-Uni, 27 consulats et 6 représentations auprès d'organisations internationales de plus que les Etats-Unis ? Et l'on pourrait multiplier les exemples. « C'est simple, si la France était gérée comme l'Allemagne ou l'Italie, la dépense pourrait être inférieure d'environ 100 milliards d'euros chaque année, sans que la qualité du service public en souffre », s'insurge Yves Cannac, président de l'Observatoire de la dépense publique. Deux fois le montant de l'impôt sur le revenu !

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