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8 décembre 2005 4 08 /12 /décembre /2005 15:45

Le ministre prend de bonnes décisions.  « J'ai demandé ce matin au doyen de l'Inspection générale de rédiger sous huit jours une circulaire destinée aux enseignants, aux inspecteurs et aux formateurs des maîtres en IUFM et demandant d'abandonner la méthode globale. Cette circulaire s'appliquera dès janvier 2006. Ainsi les enseignants n'auront plus le droit de l'appliquer et les ouvrages basés sur cette méthode ne devront plus être utilisés. »  Gilles de Robien.

Initiative excellente et salutaire. Le combat n'est pas gagné pour autant. Les mentalités évoluent lentement. Il faudra diffuser largement les conclusions des recherches scientifiques qui prouvent l'efficacité des méthodes alphabétiques, syllabiques et analytiques. Il me semble utile de suggérer au ministre de nommer des spécialistes de ces méthodes comme "formateurs" de formateurs. Les formateurs actuels qui n'ont cessé de critiquer ces méthodes ne semblent pas les mieux placés pour effectuer cette tâche. Il me semble utile de rappeller les points importants qui plaident pour les méthodes de type analytique.

Dans l'activité de lire c'est le cerveau gauche qui est essentiellement activé. Ce dernier fonctionne en analyse-synthèse et en allant du plus simple au plus complexe. Les méthodes alphabétiques (syllabiques) respectent cette logique. Le débutant et le bon lecteur utilisent les mêmes aires du cerveau (essentiellement le cerveau gauche).

Les circuits mis en place lors d'un apprentissage sont automatiquement réutilisés par la suite. Donc, un départ global, implique que toute lecture ultérieure sera traitée par des circuits non analytiques, ni verbaux. Et c'est là un des points d'achoppement. Nos adversaires affirment que les méthodes actuelles sont syllabiques. Ce qui est vrai, d'une certaine manière. Mais le départ est global et donc les circuits utilisés non efficaces.

La parole à haute-voix est fondamentale (Nuyts). La lecture silencieuse est à bannir pendant la phase de l'apprentissage. La parole permet la prise de conscience.

Enfin apprendre le code (correspondance sons et graphems) ne suffit pas.  Il faut que l'enfant possède du vocabulaire et mette en place rapidement l'analyse de texte qui permet d'accéder au sens et favorise la mémoire à long terme.

Il faudrait revoir l'enseignement de la grande section de maternelle. Elle doit s'orienter vers l'éveil des perceptions et surtout la discrimination des sons, préalable indispensable à l'apprentissage de la lecture. (Au Moyen-Age les enfants apprenaient à lire très tôt avec des abécédaires. On fabriquait des lettres qui pouvaient se manger. Les enfants apprenaient par coeur des textes très tôt. Ils lisaient sur ces textes, ce qui facilitait l'apprentissage.)

Pour une synthèse des dernières actions qui ont contribué à cette victoire : http://www.jeunesplus.org/actualites/analyses/analyse9.php

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Published by Kueny - dans Economie
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