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18 novembre 2005 5 18 /11 /novembre /2005 14:34

Je soumets à votre réflexion cet article qui relate l'indignation de Claire Brisset. J'ai eu l'occasion de la rencontrer lors de plusieurs séances de préparation dans un groupe de travail  "Adolescence, famille et santé" qui préparait  la Conférence de la famille 2004.

Lors de ses interventions dans le groupe de travail elle mettait notamment en évidence le fait que :

- "...dans les quartiers difficiles sont envoyés les professeurs les plus jeunes et les moins expérimentés, peu préparés à affronter des adolescents en difficulté "

- "...notre société "adultise" trop précocemment et trop rapidement les enfants et les adolescents..."

-"...les adolescents souffrent nécessairement de la désagrégation du modèle familial, de voir leurs parents ne pas toujours savoir tenir des fonctions d'adultes qui consistent notamment à fixer aux adolescents les limitres dont ils ont besoin."

- "...Les adolescents sont submergés d'images et de messages violents et pornographiques par toutes sortes de canaux (films, radios, presse écrite, internet,etc.), images et messages qu'ils intègrent à leurs dépens. Un certain nombre de ces messages jouent un rôle modélisant et nombre de magistrats notent que certains comportements d'agressions sexuelles ou de viols collectifs, par exemple, sont directement inspirés par certains films, c'est-à-dire littéralement scénarisés."

Ces constats de bon sens ne sont malheureusement pas assez pris en compte pour en tirer les conclusions qui s'imposent.

 

 "Trop d'énoncés abscons à l'école Selon le rapport du défenseur des enfants Claire Brisset, les problèmes éducatifs sont au coeur de la crise des banlieues. (Figaro 18/11/2005)

 «TANT QU'ON ne formera pas les enseignants à la psychologie, on aura toujours à faire à des enfants et à des adolescents qui ne s'y sentent pas à leur place.» Changer l'école, c'est l'un des grands chevaux de bataille de Claire Brisset. Et c'est aussi l'un des points faibles de son mandat, puisque le défenseur des enfants n'aura guère été entendu. Hier, Claire Brisset a néanmoins redit au président de la République sa pensée : «La crise des banlieues trouve ses fondements dans le problème de l'école.»   Elle a également profité de cette rencontre pour glisser au chef de l'Etat, en plus de son volumineux rapport, un petit dossier dans lequel elle a soigneusement sélectionné les passages les plus forts.

«Facteur d'exclusion»

En gras, quelques phrases énigmatiques : «L'objectif est d'identifier et d'analyser l'énoncé ancré dans la situation d'énonciation et l'énoncé coupé de la situation d'énonciation», a pu lire le président. Ou encore : «Appuyez-vous sur les didascalies d'énonciation.» Il est également question de chercher «la présence de déictiques». De quoi s'agit-il ? D'extraits d'un livre de français de 3e, c'est-à-dire destiné à des enfants de 14-15 ans. «Moi-même, je ne comprends rien à ces phrases qu'on inculque à ma fille, s'indigne Claire Brisset. Comment voulez-vous dans ces conditions que l'école intéresse les jeunes et qu'elle les retienne sur ses bancs plutôt que d'aller dans la rue... Je pense que ce type de pratique est un facteur d'exclusion.» Le président lui-même a été «stupéfait», raconte Claire Brisset.

 Fustigeant pêle-mêle les horaires, la formation, ou le recrutement des enseignants dans les zones difficiles – «Quand va-t-on cesser d'envoyer les profs débutants en banlieue ?» –, Claire Brisset a repris sa plume pour compléter son rapport à la lumière des derniers événements. Elle ne s'est pas montrée opposée à l'apprentissage à 14 ans voulu par le gouvernement, «à la condition qu'on ne le présente pas comme une mesure de relégation». "

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