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17 novembre 2005 4 17 /11 /novembre /2005 20:26

Selon France Info il n'y aurait eu le 16 novembre 2005 que "98 voitures brûlées" en France, ce qui est habituel. La situation serait donc normalisée. Remarquons d'abord que mettre le feu à un véhicule n'est pas un acte anodin. Les conséquences peuvent être graves. De tels actes ont lieu tous les jours en France.

Réfléchir aux évènements de ces derniers jours est urgent. Mais il faut cerner les causes réelles et tenter d'y remédier.

Première piste : la famille. Mon expérience personnelle (confortée par celle de nombreuses personnes rencontrées) me montre que la qualité de la famille est le point essentiel qui détermine le comportement des jeunes. Ce n'est pas la situation matérielle (même si celle-ci, lorsqu'elle est mauvaise, est aggravante) mais la qualité d'amour qui règne dans une famille qui est déterminante. La perfection n'est pas requise, mais la volonté d'un père et d'une mère de s'aimer et d'aimer leurs enfants. La famille doit auusi protéger les jeunes des mauvaises influences de nos sociétés modernes où règne une liberté d'expression quasi totale, qui permet à toutes les formes du mal de s'exprimer.

Un enfant qui n'est pas aimé ou mal aimé connaît une blessure profonde qui peut le conduire à exprimer sa souffrance par la violence. Un enfant qui est livré aux mauvais vents qui soufflent dans nos sociétés risque de suivre le même chemin. Les expériences destructrices de sa vie engendreront tôt ou tard des comportements violents. Il risque d'être entrainé dans la spirale de la destruction ou de l'auto-destruction. (N'oublions pas que la deuxième cause de mortalité chez les jeunes après les accidents de la route est le suicide - violence tournée contre soi-même - qui se déroule dans l'indifférence quasi générale, mais qui exprime les mêmes souffrances).

C'est ce qu'exprime un jeune de 21 ans d'origine antillaise  habitant une cité. "Bien sûr que je crois en Dieu...Mais je suis un diable!"... "L'argent c'est le maître du monde. Et le monde, tu peux pas le changer. L'enfer, c'est sur la terre."..."Faut vaincre le mal par le mal! Si je mourrai ce soir, je serais réjoui!..." "Promis, je suis prêt à sacrifier ma vie pour les petits. Pour moi la vie est foutue. Soit je meurs à petit feu comme un clochard, soit je me bats comme un homme contre les flics". Mais aussi "La vie est un bâtiment, c'est toi qui la construit ". (Citations extraites d'une enquête parue dans l'hebdomadaire Famille Chrétienne n°1453)

Conclusion : on ne changera rien à la situation actuelle, si nous n'aidons pas la famille à se construire, donc à placer l'amour au centre de la vie de famille.

Deuxième piste : le sens de la vie. A écouter les analyses actuelles, il suffirait que toutes les personnes qui vivent en banlieue aient de l'argent pour que tout aille mieux. La solution idéale serait que tous soient riches matériellement. C'est utopique et cela n'arrangerait pas forcément la situation. (Il faut évidemment se battre pour que chacun puisse travailler. L'homme a besoin de travailler pour s'accomplir). L'homme n'est pas comblé, ni satisfait par les biens matériels. Son bonheur est lié au sens que revêt sa vie. Pour s'en convaincre il suffit  de penser à Marylin Monroe qui noyait son mal-être dans l'alcool, malgré sa richesse matérielle. Saint Augustin l'exprimait ainsi : " Mon âme est sans repos tant qu'elle ne demeure en toi." Ce besoin d'absolu et d'éternité qui travaille le coeur de l'homme, notre société l'occulte. Mêmes certains hommes d'Eglise pensent que les solutions sont matérielles et non spirituelles. J'affirme que seule la rencontre personnelle avec le Christ peut changer les choses. Lui seul peut combler le coeur de l'homme. Une société qui évacue le Christ ne doit pas s'étonner que la "haine" envahisse son espace. Notre société matérialiste ne voit d'ailleurs à ses évènements que des causes matérielles (architecture, travail, argent, ghettos...).

Conclusion : la société deviendra meilleure, au fur et à mesure que les hommes se convertiront et se tourneront vers le Christ.

Troisième piste : la liberté d'expression actuelle. J'ai souvent dit que les enfants imitent. Aujourd'hui, ils imitent les modèles que leur offrent certaines personnes dans la société. Ils jouent avec des jeux vidéos ultraviolents, ils regardent des films hyperviolents ou pornographiques, ils écoutent des musiques dont les textes incitent à la haine, ils se droguent et boivent, ....

Conclusion: donnons leur de bons modèles à imiter, et ils se tourneront vers le bien.

 

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commentaires

Frederic 17/11/2005 23:59

Merci pour ces éclairages.

Pour info, Nicolas Sarkozy dans l'Express du 17 novembre :

"J'ai dit que les religions étaient capables de redonner du sens à la vie et que la question spirituelle était plus importante que la question temporelle, notamment dans des quartiers qui sont devenus des déserts culturels et cultuels."

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