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22 octobre 2005 6 22 /10 /octobre /2005 00:00

« Regardons les choses en face : notre école est très malade. En 1950, on comptait 25 % de fils d’ouvriers, d’employés et de petits salariés à l’Ena, à HEC, à l’X et à l’École normale supérieure. Aujourd’hui ? 5 % ! » Le ministre des PME, Renaud Dutreil, n’avait pas mâché ses mots, en février dernier, devant le Mil (Mouvement initiative et liberté, proche de l’UMP), qui vient seulement de publier le texte de son intervention (à huis clos) dans son dernier bulletin. Pour Dutreil, pas d’autres solutions, « pour refaire une école exigeante », que de se débarrasser des idées de gauche. Donc « réduire le nombre de matières en primaire pour se concentrer sur l’essentiel, rétablir le redoublement, évaluer les méthodes d’apprentissage de la lecture et éliminer les mauvaises ; rétablir la diversité des filières au collège ». Pour que “les fils de la rempailleuse”, comme disait Péguy, n’aient pas moins de chances qu’il y a cinquante ans !
(Valeurs actuelles n°3595 du 21/10/2005)

Enfin des paroles de bon sens. Je ne cesse de plaider pour ce type de réforme. Mais pour cela il faudrait une véritable volonté de changement au sommet de l'Etat. Le problème c'est que nos élites ne sont pas conscientes du problème et du gâchis actuel. Trop d'élèves sont sacrifiés. Mais qui s'en soucie réellement à haut-niveau? Qui se soucie de l'avenir de jeunes intelligents de milieux défavorisés sacrifiés sur l'autel de l'idéologie et du pédagogisme?

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Published by Kueny - dans Ecole
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