Pour améliorer le système scolaire il faudrait que les professeurs restent plus longtemps au collège :
1.Pour faire du soutien scolaire. Peu efficace.
L’école primaire transmet mal les connaissances nécessaires à la poursuite d’une scolarité secondaire convenable. Les élèves qui entrent en sixième ont d’importantes lacunes, en français notamment (lecture et compréhension de textes). Plutôt que de demander aux professeurs du secondaire de pallier à ces déficiences il faut réformer l’école primaire.
2.Des expériences de soutien scolaire ont montré que le soutien était plus efficace s’il était réalisé par des personnes extérieures à l’établissement (étudiants par exemple), que par les professeurs de l’établissement.
Les professeurs rencontrent de grandes difficultés à transmettre les connaissances et passent beaucoup de temps à rétablir la discipline au sein de leurs cours. Seuls le rétablissement de l’autorité des professeurs, de la discipline et l’abandon du collège unique peuvent améliorer cette situation.
4.Pour rencontrer les parents.
Il suffit que les parents prennent rendez-vous.
5.Pour préparer leurs cours et corriger les copies.
De nombreux professeurs, plus spécialement les femmes, choisissent ce métier car il permet de concilier harmonieusement vie familiale et professionnelle. Leur travail de préparation, de correction, d’approfondissement de leurs connaissances peut s’effectuer au domaine familial. Ils sont disponibles pour leurs enfants et bénéficient d’un cadre propice à un travail personnel efficace. Ils utilisent leur matériel personnel, ce qui permet des économies sur le budget consacré à l’éducation nationale.
Le ministre a fort justement recentré le débat sur la manière d'apprendre le code alphabétique de la langue.
Il y a trois manières possibles d'apprendre ce code :
- l'approche synthétique qui va des parties (graphèmes) vers le tout (les mots) [méthode alphabétique ou mal nommée syllabique]
- l'approche analytique qui va du tout (le mot) vers les parties (les graphèmes) [méthode globale]
- l'approche mixte qui combine les deux précédents [méthodes mixtes, semi-globales, intégratives]
Une vingtaine de chercheurs concluent qu'il n'y a pas de différences significatives d'efficacité entre les trois approches.*
Des travaux incluant ceux de la neurophysiologie, parviennent à une conclusion plus tranchée.
Ce qui est important à retenir c'est que pour la première fois depuis l'abandon du ba-ba, toutes les méthodes sont acceptables, y compris la méthode alphabétique (ba-ba), à l'exclusion de la méthode globale.
Malheureusement les textes officiels s'opposent à l'utilisation de l'approche synthétique (méthode alphabétique, ba-ba).
Dans la circulaire du 5 janvier 2006 le ministre insistait sur la pratique du décodage mais ne donnait nulle précision concernant le "mode opératoire" estimant que le choix relevait de la responsabilité des maîtres. Les maîtres pouvaient donc utiliser une méthode alphabétique.
L'arrêté du 24 mars 2006 (JO du 30 mars 2006) impose un "mode opératoire", puisqu'il précise d'"utiliser deux approches complémentaires".
Extrait de l'arrêté : "Pour ce faire, on utilise deux approches complémentaires : analyse de mots entiers en unités plus petites référées à des connaissances déjà acquises, synthèse à partir de leurs constituants, de de syllabes ou de mots réels ou inventés".
L'utilisation de la méthode alphabétique qui n'utilise que l'approche synthétique est éliminée.
Le texte officiel est donc plus restrictif que l'avis des experts.
Le rapport de l'inspection générale **(8 novembre 2006) conclut à l'application des textes. On peut lire notamment page 12 : "..Ils (les maîtres) mettent en place un apprentissage structuré, probablement davantage et plus tôt qu'ils ne le faisaient, et engagent pour la plupart l'étude systématique des relations graphèmes phonèmes".
En conclusion, il est important que les parents restent vigilants et suivent la progression de leurs enfants scolarisés en CP. Si l'enfant est perturbé (intellectuellment ou physiquement) et rencontre toujours des difficultés en novembre au CP, il est important que les parents apprennent eux-mêmes à lire à leur enfant, à l'aide de documents ou d'ouvrages qui proposent une démarche synthétique (méthode alphabétique).
* site de Franck ramus www.ehess.fr/centres/lscp/persons/ramus/lecture/index.html
** http://media.education.gouv.fr/index.html
Les élèves admis en sixième doivent maîtriser les compétences nécessaires de base. Cela est possible si l'instruction dispensée en primaire est faite correctement. les professeurs du secondaire pourront alors transmettre les connaissances efficacement, chacun dans sa ou ses disciplines respectives.
Une autre problème doit être résolu : il s'agit du comportement des élèves. Le comportement actuel ne permet pas un travail efficace et une acquisition optimale des élèves.
Tant que ces deux conditions ne sont pas réunies, les mesures adoptées au collège resteront inefficaces.
Pour simplifier il s'agit des capacités des enfants à établir la correspondance graphèmes -phonèmes pour lire les mots ou plus simplement de leur maîtrise du "décodage".
Cette étude qui fait suite à de nombreuses autres montre donc l'importance de la maîtrise du "code" par l'élève. On peut donc affirmer sans crainte que les méthodes globales, semi-globales ou d'inspiration globales (massivement utilisées dans notrre sytème scolaire) ne sont pas adaptées.
La méthode alphabétique qui permet cet apprentissage tout au début me semble bien adapté.
Il est important de noter que les rédacteurs des conclusions préliminaires de cette étude estiment que : "Les facteurs socio culturels comme l’appréciation indirecte du quotient familial, le bilinguisme... n’expliquent pas à eux seuls les difficultés en lecture dans cette cohorte." Ce qui va à l'encontre de bien des idées reçues!
Les américaines seraient de plus en plus nombreuses à abandonner carrière, séduction et même sexualité pour élever leurs enfants. Pour Judith Warner (journaliste américaine) qui a enquêter sur ce sujet aux Etats-Unis, le fait que les femmes américaines considérent "qu'élever leurs enfant est l'oeuvre de leur vie" et qu'elles sont de plus en plus nombreuses à "subordonner leur existence à la carrière de leur mari", constitue "un grand bond en arrière".
Elle a également questionné Christine Castelain-Meunier, sociologue au CNRS, sur la situation en France. Celle-ci se dit " frappée de rencontrer des jeunes femmes diplômées qui cessent de travailler pour élever leurs enfants". "Ce genre de démarche" enclaverait selon elle " les femmes dans la vie familiale, avec une conception très traditionnelle des rôles du père et de la mère...".
La révolution est en marche, et contrairement aux journalistes d'Elle, je trouve cette évolution plutôt positive. Le rôle de la femme qui décide de consacrer sa vie (ou une partie de sa vie) à sa famille est éminement respectable. Toute la famille en tire des bénéfices immenses.
Ceux qui considérent ces femmes ou ces familles comme rétrogades se trompent puisqu'elles sont au contraires des précurseurs.
Si l'on en croit ce collectif se serait plus de 44 000 femmes qui auraient été violées en France en 2005.
Quel que soit le nombre réel, cette situation est alarmante et devrait faire réfléchir nos responsables politiques. Le viol est une telle souffrance que la mobilisation contre cette situation intolérable mérite au moins que l'on s'attache à en diminuer le nombre avec au moins la même énergie que pour la réduction de la violence routière. Quel candidat à l'élection présidentielle en fera un thème de campagne?
Je ne crois pas que ce soit la meilleure mesure à prendre. Intervenir au collège est déjà trop tard. Il faut intervenir à l'école primaire. Les pédagogies utilisées, les méthodes employées, les programmes en vigueurs, le peu de temps temps consacré aux apprentissages,...ne permettent pas aux élèves de commencer leur scolarité en collège en maîtrisant la lecture, l'analyse et la compréhension de texte, la langue française, le calcul et des repères chronologiques en histoire (France et Europe), ainsi que des rudiments dans d'autres matières. Il faut rétablir, d'urgence, à l'école primaire un enseignement explicite, structuré et progressif.
La grande majorité des élèves qui arrivent en collège serait alors en mesure de suivre avec profit la scolarité secondaire, sans qu'il soit nécessaire d'instaurer un soutien scolaire généralisé.
Il faudrait également reconnaître que tous les élèves n'ont pas les capacités et/ou le désir de poursuivre des études secondaires. Certains élèves (même en suivant une instruction de qualité à l'école primaire) se réalisent en bénéficiant dès quatorze ans d'un enseignement alterné (école et formation en entreprise ou en CFA). Il faudrait peut- être envisager pour ces élèves une formation spécifique en fin d'école primaire, plutôt que de les envoyer en collège où ils s'ennuient. Cette instruction (deux ou trois ans) devrait leur permettre de parfaire leur maîtrise de la langue, leur capacité à comprendre et à analyser un texte et leur donner des repères solides dans d'autres matières.
Lors de l'interview il a ressorti quelques idées fausses, qui font partie de la pensée unique de notre époque.
Le Moyen - Age serait une période noire et les " lumières" des icônes parfaites et lumineuses, défenseurs de la tolérance et de l'égalité.
La recherche historique montre que le Moyen-Age, période sombre et barbare, est une légende. Elle est dénoncée notamment par le grand médiéviste Jacques Heers (L'histoire assassinée aux Editions de Paris 2006). Un ouvrage récent montrte au contraire, que la civilisation de cette époque était étincelante( du 12ème au 15ème siècle). Il s'agit du "Moyen-Age flamboyant, Poésie et peinture" aux Editions Diane de Selliers.
Concernant les Lumières, il suffit de lire le dernier ouvrage de Xavier Martin, "Voltaire méconnu. Aspects cachés de l'humanisme des Lumières (1750-1800) aux Editions DMM, pour découvrir un portrait plus noir de Voltaire que celui qui nous est offert par la pensée unique. Le véritable Voltaire se révèle plutôt méprisant à l'égard du genre humain.
Dommage que Jean-Paul Brighelli contribue à véhiculer ces idées fausses. Par ignorance, par idéologie, comme victime de la pensée unique ou pour plaire aux médias..?? Cela n'empéche évidemment pas de reconnaître qu'il dénonce des dérives réelles au sein du sytème scolaire.
Je vous encourage à lire le premier commentaire posté par Fred. (Recommandation ajoutée le 15 novembre 2006).
Il suffirait de recruter des maîtres volontaires pour participer à l'expérimentation.
Protocole :
Chaque méthode utilisée devrait être détaillée clairement.
Dix maîtres et donc dix classes pour chaque méthode utilisée.
Les élèves d'une même ville seraient sélectionnés au préalable pour constituer des classes homogènes entre elles (milieu socio culturel, niveau de langage, discrimination auditive, profil pédagogique (visuel, auditif , kinesthésique) et QI).
Des observateurs dans chaque classe ( deux parents d'élève, un maître favorable à la méthode, un maître non favorable à la méthode ).
Cuaque maître consacre le même nombre d'heures à l'apprentissage de la lecture et des autres matières ou activités scolaires au programme.
Une évaluation au début de l'expérience. Une évaluation en fin d'expérience.
Evaluation :
Les évaluations sont filmées. Elles portent sur la lecture à haute voix et la compréhension de texte par écrit. L'évaluation n'est pas connue à l'avance par les maîtres. Elle utilise du vocabulaire connu par les enfants de cet âge.
Cette expérience devrait être largement médiatisée. Son lancement ainsi que le résultat de l'expérience pourraient faire l'objet d'émissions télévisuelles à une heure de grande écoute.
Suite à cette expérimentation, il faudra modifier la formation des professeurs des écoles et généraliser l'utilisation de la méthode ou des méthodes efficaces.
(Extraits d'un entretien avec Jean Dutourd, de l'Académie française, paru dans Famille Chrétienne n°1500, octobre 2006).



