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Dimanche 7 janvier 2007
C'est le sujet brûlant du moment. Je crains que l'on passe à côté de mesures simples qui seraient efficaces à moindre coût.
Je crois que les mesures prises visant à protéger les locataires ont porter atteinte à la responsabilité individuelle de ces derniers. Les propriétaires s'entourent d'un maximum de précautions voire refusent de louer leurs biens, parce qu'ils craignent de perdre de l'argent. Les locataires indélicats peuvent demeurer dans un logement même s'ils ne paient plus de loyer sans grand risque d'en être exclus et peuvent occasionner des dégâts sans être contraints de les réparer.
Plutôt que de rendre obligatoire pour les propriétaires la souscription d'une assurance mutualisée (contre les risques d'impayés) qui ne peut qu'encourager les dérives, je préfère responsabiliser les locataires.
Si les locataires étaient obligés de quitter les lieux s'ils ne paient plus le loyer et s'ils étaient contraints de financer les dégâts occasionnés voire simplement l'usure normale de l'appartement loué, l'offre serait plus abondante. La pression étant moindre, les loyers et les garanties exigées diminueraient. On ne verrait plus de personnes pouvant financièrement payer un loyer, ne pas trouver de logement.
Il serait alors possible de mettre en place une véritable politique du logement pour les personnes réellement en difficulté, à un coût pour la collectivité nettement moindre, que pour des solutions qui engagent la solidarité de tous sans engager la responsabilité individuelle de chacun.
Samedi 6 janvier 2007
"C'est comme ça un point c'est tout!"
Les temps changent. Frédéric Aubourg, psychanaliste, publie sous ce titre un ouvrage révélateur aux éditions Albin michel. Révélateur également le fait que ses conclusions soient reprises par le magazine " Vies de famille"  édité par la CAF de Béziers.(janvier 2007)
On peut lire dans cet article qu' "imposer un  interdit pose des limites rassurantes pour l'enfant. Une attitude sans risque pour la qualité de votre relation parentale." Plus loin : "Mieux vaut une phrase directe du type " Vas te coucher maintenant", plutôt qu'une litanie de précisions telle que "Tu dois te coucher tôt parce qu'à ton âge, un enfant a besoin de sommeil pour grandir". Ces conseils sont valables pour les enfants et non les adolescents qui eux peuvent comprendre.

Je me réjouis de cette orientation qui prend le contre-pied des théories et des conseils donnés depuis les années 70 et qui ont contribué à fragiliser l'autorité des parents. Il faudra encore du temps pour que de tels conseils imprègnent les mentalités. Nous sommes sur la bonne voie...

Je ne résiste pas à vous proposer la note de l'éditeur pour cet ouvrage :
" « Tu veux quoi à la place des haricots verts ? » ; « Tu ne veux pas mettre ton manteau ? Il gèle... » Pour ne pas braquer l'enfant les parents se lancent dans des négociations sans fin qui ne sont ni efficaces, ni rassurantes. D'une part, un interdit ne doit pas s'accompagner d'une kyrielle d'explications. D'autre part, les limites doivent se poser très tôt, dès la première année. Il ne faut pas attendre l'entrée de l'enfant à l'école, en espérant secrètement que l'institution se chargera de cette tache ingrate. Afin d'aider les parents à affirmer leur autorité à chaque étape-clé de la petite enfance, ce livre répond à leurs questions :

- Le sevrage : quand, comment, pourquoi ?
- La marche : oui, mais il est défendu de se mettre en danger.
- L'alimentation : un menu ne se discute pas.
- Il dit « Non » : c'est normal mais ce n'est pas lui qui décide.

- Le sommeil : que faire quand la nuit tourne au cauchemar ?...

C'est le rôle de l'enfant de discuter des limites, mais celui des parents de tenir bon et de garder le gouvernail. "


Vendredi 5 janvier 2007
“L’action de Jean-Louis Borloo et de Nicolas Sarkozy est nécessaire, dit-il, mais le véritable enjeu est d’ordre culturel : qu’est-ce qu’on leur donne à aimer ? Il nous faut d’abord nous rappeler que la France, c’est une histoire, une culture commune, et le leur dire.” Xavier Lemoine, maire de Montfermeil. (Cité dans Valeurs actuelles du 5 janvier 2007).

La seule façon de permettre aux personnes étrangères de s'intégrer à notre pays, c'est de leur transmettre nos racines, notre amour de la France, nos valeurs et de leur montrer que nous sommes fiers du patrimoine que nous ont légué tous ceux qui nous ont précédés.
Jeudi 4 janvier 2007
Les faits :
Le petit Carl, 12 ans, est mort  au collège Albert-Camus de Meaux. Il est difficile dans de telles situations de connaître la vérité et de savoir ce qui s'est réellement passé.L'enfant ne serait pas mort suite aux coups reçus mais l'agression aurait créé "un stress brutal" à l'origine du décès.Il souffrait d'une malformation physique. A ce sujet les propos des spécialistes rapportés par différents journaux sont sensiblement différents. Dans un article de Libération (23/12/06 ) on lit :Il "...souffrait d'une "cardiomyopathie hypertrophie", c'est à dire "d'un coeur deux fois plus gros que la moyenne" mais avec une artère coronarienne normale, selon les légistes, donc trop petite pour la taille du coeur...".Dans le Monde (24/12/06) on lit que selon Monsieur Pech, procureur, Carl "souffrait d'une "malformation cardiaque grave avec une artère coronarienne large comme un cheveu, selon l'expression des médecins légistes".
Le procureur déclare que " Le décès résulte exclusivement du stress émotionnel qui a entraîné un arrêt cardiaque subit".
Selon le Figaro le recteur de Créteil aurait déclaré : "C'est un collège sensible où les élèves connaissent des difficultés et où des signalements récents faisaient apparaître des tensions". Les journalistes relatent également des agressions d'enseignants et d'élèves.

Analyse :
Le Monde (24/12/06) affirme que Gille de Robien prône : "la tolérance zéro qui doit s'appliquer contre toutes les formes de violence, y compris verbale".

Ce fait grave, doit nous encourager à réfléchir sur la situation actuelle et à mettre en place des solutions efficaces. Tous les collèges sont touchés, à des degrés divers, par ces formes de violence. Aucun établissement n'est à l'abri de ce genre de fait, mais certains y sont plus exposés que d'autres.
Rétablir l'autorité et la discipline nécessaires, pour éviter de tels drames, sera une tâche difficile. La loi du plus fort semble devenir la règle. Certains élèves ont du mal à se situer vis à vis des adultes. Ils n'en ont pas peur et ne reconnaissent pas leur autorité. Un certain climat constitué de violences physiques et verbales s'est banalisé et est toléré par tous.Ce qui est symptomatique c'est qu'ils osent faire ou dire ce qu'ils savent être une transgression, non autorisé, inconvenant ou "mal". L'adulte ne constitue plus un frein ou n'est plus un obstacle face à des attitudes inacceptables.
Nous ne devons pas simplement traiter les symptômes, mais réfléchir sur les causes afin de pouvoir lutter efficacement contre cette violence qui se banalise. Quitte à me répèter je crois que tant que persisteront les tendances que je souligne, tant que nous ne les inverserons pas, nous n'arriverons pas à juguler cette violence.
Parmi les réalités qui entretiennent ce climat de violences :
- le mythe de l'enfant roi et la défense des droits de l'enfant, alors qu'il faudrait clairement signifier que l'adulte à autorité sur l'enfant et mettre en valeur les devoirs de chacun
- le relativisme qui fait qu'il n'existe ni bien, ni mal objectif et qui empêche l'enfant de s'appuyer sur des repères solides
- la libération de la parole et de l'expression de l'enfant qui le place sur un pied d'égalité avec l'adulte
- les théories qui fragilisent l'éducation donnée par les parents
- les médias qui prônent la violence et qui offrent aux jeunes des "modèles" à admirer orientés vers le mal et la laideur. Nous avons oublié que les enfants "imitent".

Nous vivons dans une société schyzophrène qui ne cesse d'envoyer des signaux contradictoires aux enfants. Il est illusoire de vouloir réussir à combattre la violence dans cette ambiance.
par Kueny publié dans : Ecole
Jeudi 4 janvier 2007
Les arbres de Noël, dans les lieux publics, auraient été interdits par certaines municipalités sous prétexte que cela heurterait les personnes d'autres confessions. Notre société héritière de la civilisation chrétienne renie ses origines pour ne pas froisser les musulmans.
Les musulmans ne nous respecterons que si nous osons affirmer nos valeurs. Dans le cas contraire ils nous mépriserons. Comment d'ailleurs s'intégrer dans un pays qui refuse d'assumer ses racines?
Nous ne pouvons que nous réjouir de l'initiative de nombreuses villes ou villages, qui ont, comme la ville de Narbonne, édifiés sur la place publique une crèche pendant la période de Noël.
Quant aux pères Noël qui pendent aux fenêtres de certaines maisons, ils ne représentent qu'un rêve ilusoire venu d'Amérique...alors qu'un petit enfant innocent dans une crèche venu sauver le monde a une dimension toute autre, même si on n'y croit pas. Cet enfant vulnérable est à l'origine de la transformation du monde et de la vie de milliards de chrétiens et d'hommes de toutes conditions depuis plus de deux mille ans.
Mardi 2 janvier 2007
Les parents seront-ils encore libres de choisir le mode d'instruction de leurs enfants?
Les conclusions rendues par la commission d'enquête, relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs, risquent de porter atteinte à cette liberté.
Je constate que les notions de "secte" ou de " dérive sectaire" ne sont pas définis de manière claire et précise. Le flou qui les entoure  peut conduire à considérer comme sectaire des mouvements minoritaires qui ne le seraient pas.
Les propositions de la commission sur " le régime de l'instruction à domicile",  me paraissent réduire la liberté des familles.
La commission propose de rendre obligatoire "le recours aux instruments pédagogiques offerts par le Centre national d'enseignement à distance..." et entend " limiter explicitement l'instruction à domicile à deux familles ". Les parents doivent pouvoir choisir librement les instruments pédagogiques nécessaires et pouvoir se regrouper à plusieurs familles pour instruire leurs enfants s'ils le souhaitent.
On peut lire dans le rapport que " l'apport essentiel de l'article premier de la loi du 18 décembre 1998 a été d'affirmer que l'instruction obligatoire est assurée prioritairement dans les établissements d'enseignement, l'école étant le lieu d'intégration et de socialisation privilégié des élèves". Plus loin : " Le rappel de ces règles permet donc de prendre la mesure de la volonté du législateur de garantir à l'enfant l'instruction à laquelle il a droit et de veiller à ce que cette dernière soit de préférence assurée dans les établissements d'enseignement." (page 54 et 55) Effectivement la majorité des parents inscrivent leurs enfants à l'école. C'est la solution la plus commode. On peut cependant se demander pourquoi les rapporteurs insistent sur la préférence accordée par le législateur aux établissements d'enseignement. De nombreux enfants ne sont pas en sécurité à l'école, ils sont même en danger. N'évoquons que les élèves victimes de racket, d'agressions physiques, de violences à caractère sexuel, de pressions de toutes sortes... On pourrait également mentionner tous les élèves qui n'apprennent pas à lire, à calculer ou à écrire correctement. Pour ces enfants l'école n'est pas le lieu idéal. Les parents doivent pouvoir choisir en toute liberté soit un autre établissement scolaire (difficile conpte tenu de la carte scolaire), soit l'instruction à domicile.
Monsieur Dupuis, inspecteur général, auditionné par la commission d'enquête précise que l'an dernier 2869 enfants étaient instruits dans la famille. Sur 1149 contrôles, seules 23 mises en demeures de scolarisation ont été prononcées. Il ajoute :"Les enfants instruits dans la famille, le sont pour la plupart du temps, pour des raisons purement idéologiques, qui tiennent à la réticence des familles devant l'enseignement dispensé par le réseau des écoles publiques". Plus loin il précise qu'il "pense que les sectes se sont désengagées du secteur de l'enseignement initial" pour d'autres secteurs comme "l'aide au devoirs" ou " l'accompagnement de la scolarité".  Ces déclarations montrent bien qu' interdire la scolarisation à domicile ne résoudrait  rien.
Michel Huyette a déclaré devant la commission : " Le droit à l'instruction à domicile est l'outil juridique qui autorise les parents à enfermer leurs enfants. Le juge ne peut pas lutter. Il se trouve devant une situation, qui personnellement me déconcerte, car permise, en définitive, par la loi française..." Ce droit peut effectivement être utilisé et détourné par certains. Mais cela ne doit pas conduire à supprimer ce droit. Le rapport précise que les Témoins de Jéhovah scolarisent leurs enfants dans les écoles et non à domicile.

Supprimer la possibilité de l'instruction à domicile ne me semble pas être efficace pour lutter contre les sectes. Les contrôles actuels me semblent suffisants.
L'école doit se réformer et devenir plus efficace. De nombreux parents qui choisissent d'instruire leurs enfants à domicile le font parce que l'école ne remplit plus sa mission d'instruction. Interdire l'instruction à domicile se retournerait alors contre le bien des enfants.
L'enfant instruit à la maison n'est pas forcément coupé du monde. Il peut jouer avec des amis, s'inscrire à différentes activités qui lui permettront une vie sociale normale.

Il est urgent de se poser la question  du succès des sectes? Pourquoi tant de personnes sont séduites par les sectes avant mêmes que ces dernières usent de techniques de lavage de cerveau?
Notre société qui ne propose qu'un sens matérialiste à notre existence en est peut-être la cause? Le manque de chaleur humaine dans un monde qui se refroidit et s'individualise de plus en plus en est une autre.
Samedi 30 décembre 2006
En ces temps de sinistrose une excellente initiative pleine d'amour et de joie de vivre. Jeanne Barbey (28ans) est atteinte d'une maladie génétique grave. Elle crée ce Te deum pour soutenir la restauration de l'abbaye de Lagrasse. Son entousiasme et sa générosité sont un exemple pour tous ceux qui auraient tendance à se décourager.
Concernant le Te Deum on peut lire :« Un objet musical d’autant plus rarissime qu’il s’agit d’une création contemporaine ». (La Dépêche du Midi, 6 et 9 janvier 2006)

Pour en savoir plus ou pour commander sa première oeuvre :
http://www.laudatepueri.org/jeannebarbey.html
http://www.chanoines-lagrasse.com/
Mercredi 27 décembre 2006
Dominique Wenner, dans un article de l'excellente revue d'histoire NRH, affirme en commentant le message de Ratisbonne de Benoît XVI qu'il "eût été facile de rappeler " aux musulmans " que le christianisme en son temps, n'avait pas fait mieux. En témoigne l'édit de 392, premier d'une longue série ouvrant des persécutions au sein de l'Empire romain désormais soumis à une christianisation obligatoire. Par cet édit, l'empereur chrétien Théodose Ier interdit les cultes païens sous menace de mort. " Dominique Venner ajoute : " Jésus lui-même avait dit : " N'allez pas croire que je suis venu apporter la paix sur la terre. je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive. Je suis venu mettre la division entre le fils et son père, entre la fille et sa mère..." (MT X, 34-35).

Jésus n'est pas venu apporter la violence. Par cette phrase il signifie simplement qu'il serait signe de contradivtion. Il précise que les familles seront divisées. C'est effectivement ce qui s'est passé. Par exemple dans les pays communistes ou des membres d'une famille (athés ou membre du parti) ont dénoncé les leurs (chrétiens) aux autorités, qui ont été transférés au goulag ou massacrés ou subit des pressions.

Concernant Théodose, il illustre le fait que de nombreux chrétiens n'ont malheureusement pas été fidèles à cet idéal.

Le Christ n'est qu'amour et ne prêche que l'amour. Il enseigne l'amour des autres et même de ses ennemis. Il condamne toute violence.
Dimanche 17 décembre 2006
Les députés européens viennent d'adopter un projet de directive concernant la diffusion de la publicité à la télévision. Le délai entre chaque page de publicité serait réduit à 30 minutes au lieu de 45 minutes et la publicité pour aliments gras ou salés serait autorisée dans les émissions destinées aux enfants.
Giuletto Chiesa (eurodéputé italien) a déclaré que : " nous aurons en masse des enfants encore plus bêtes et plus obèse". Le Bureau européen des Unions des consommateurs a été très critique vivà vis de ce vote. L'UFC que Choisir estime "que l'on sacrifie les enfants sur l'autel de la publicité".
Dans une étude de l'AFSSA (agence française de sécurité sanitaire des aliments) on peut lire : "La cible privilégiée que représentent les enfants est un fait reconnu notamment des industriels et des publicitaires. Il est impératif que les enfants soient protégés de façon efficace et durable, et il est illusoire de croire que leur sens critique les protège". *

La publicité aurait donc un impact sur le comportement alimentaire des enfants. Leur sens critique ne les protégerait pas contre le message publicitaire? Très intéressant. Mais alors pourquoi cela ne serait vrai que pour la nourriture? Les images violentes, pornographiques n'auraient-elles aucun impact comme le clament les défenseurs de la liberté d'expression totale? Dans ces domaines l'esprit critique jouerait son rôle, comme le prônent ceux qui préférent l'éducation aux images plutôt que l'interdiction?
En somme l'image publicitaire conduit à l'obésité ou à la "malbouffe" sans que l'enfant puisse exercer son esprit critique, l'image violente ou pornographique n'induit pas de comportements violents ou d'agressions sexuelle car l'enfant peut exercer son sens critique!!!!

Cette réalité montre que nous vivons dans un monde schizophrène. Ce n'est pas la logique qui guide la réflexion ou les décisions mais l'air du temps. A moins que la lutte contre la mauvaise alimentation (nécessaire évidemment) nous détourne de la luttre contre les images violentes et pornographiques.

* http://www.respire-asbl.agora.eu.org/Revision-de-la-directive (note 3 en bas de page) disponible en pdf.

Vendredi 24 novembre 2006
Selon un sondage (Ifop) commandé par le Collectif "Maires pour l'Enfance :
" 81% des maires de France sont favorables,au nom de la défense de l'intérêt de l'enfant au maintien du modèle parental avec un père et une mère."

Pour voir le sondage détaillé : http://www.mairespourlenfance.com/

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