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Dimanche 2 octobre 2005
"Quel genre de maman êtes-vous Nicole Kidman?

- Je m'efforce de leur inculquer l'importance du respect de soi et la différence entre le bien et le mal, quelque chose que mes parents ont su instiller très tôt en moi. Sinon, je suis très flexible avec eux, mais avec une structure quand même. Je surveille ce qu'ils regardent à la télé et leur consommation de jeux vidéo..."

Extrait de l'interview de Nicole Kidman dans le Figaro magazine. (http://www.madamefigaro.fr/people/20050909.MAD0016.html)

Dimanche 2 octobre 2005

J'ai regardé en partie l'émission de J.L. Delarue "Ca se discute" sur  "Pourquoi la première fois est-elle si importante." On parle évidemment du premier rapport sexuel. En dehors d'une ambiance bien dans l'air du temps et orientée, un peu de bon sens et une ou l'autre perle. J'ai retenu le commentaire d'une adolescente sur les films pornos. Elle en a regardé un par curiosité.Elle déclare que "ça donne une sale image de la femme" et  que "ça se passera pas comme ça avec moi".

La perle. Claire et Pierre qui ont attendu d'être mariés pour "se donner l'un à l'autre" comme ils disent. Il sont parlé du "bonheur d'être ensemble", "de se donner totalment et sans réserves", " de la qualité du temps des fiançailles".Contrairement à l'air du temps qui veut qu'on essaye (la relation sexuelle) pour savoir si ça marche, ils ont affirmé que "si on aime, on sera forcément compatible". J.L. Delarue a noté la qualité de silence (et donc d'écoute) de la part des spectateurs lorsqu'ils donnaient leur témoignage. Ils ont insisté sur la beauté de l'amour et la nécessité de transmettre à nos enfants une vision positive de la sexualité.

Dimanche 2 octobre 2005

Marie-Paule Mordefroid (Fondatrice du  cabinet IEDH -Institut de développement humain) définit l'esprit critique de la sorte :

"L'esprit critique est une capacité intellectuelle et morale d'émettre un jugement entre le bien et le mal, ou de discerner entre deux biens. Il développe l'autonomie et la liberté."

"Concrètement c'est la capacité à ne pas se laisser influencer, à résister, à oser poser un acte".

A nous parents de former nos enfants à cet esprit critique en aidant nos enfants à former leur jugement, sans systématiquement leur imposer le nôtre. Tâche difficile mais combien exaltante.

Dimanche 2 octobre 2005

Un ouvrage très intéressant écrit par Hélène Merlin-Kajman, professeur de littérature française à l'université Paris III.

1. Elle montre à travers une partie de son ouvrage comment la modernité cherche à détruire le langage.

La modernité considère qu'envisager le langage du point de vue de ses contenus rationnels est une aliénation idéologique. Elle cherche à détruire "la confiance dans cette rationalité inhérente au langage".

En clair, la modernité incite à se méfier de la langue. Il ne faut pas faire confiance au langage humain. C'est une attaque en règle contre la rationnalité.

2. Hélène Merlin-Kajman montre que pour la modernité, dans la langue se joue toujours de la domination.

Pour Barthes : Parler, c'est assujettir. C'est aussi « tricher la langue » et « pourrir le français pour qu'un jour la société française pourrisse ».

Précisons que la langue utilise un signifiant (symbole graphique ou acoustique ; lettres et mots) qui renvoie à un signifié (concept ou contenu sémantique). La chaise est le signifiant qui renvoie au signifié, un objet constitué d'une assise, d'un dossier et  de plusieurs pieds  et qui sert à s'asseoir.

La modernité veut faire de la langue un spectacle, « un leurre magnifique », « un théâtre de mots » purifiés du plan du signifié. Mais note l'auteur, « la logique ne s'apprend pas sans signifié ». Il s'agit de déconnecter le signifié du signifiant.

Les promoteurs de la modernité ont inspiré la politique de l'éducation (école, familles, centres de loisirs...). Leur but : investir l'école, maillon faible de l'Etat et la langue, maillon faible de l'école,  pour subvertir la société. Les nouveaux pédagogues sont obsédés par l'idée que l'école doit devenir le lieu d'une redistribution de pouvoir, donc de la parole. Il faudra réduire les enseignants au silence (représentant au sein de l'institution d'un pouvoir) et « rendre » la parole, « la merveilleuse parole spontanée » aux élèves.

L'enseignant est contraint (par le système) d'enseigner la grammaire et l'orthographe afin de perpétuer une domination. Foucault disait en 1973 que nous nous sommes mis à détester « les maîtres », coquilles vides. Il faut la aussi déconstruire la grammaire.

En conséquence le régime traditionnel de la langue occidental est progressivement remplacé par une communication greffée sur la force animale des corps (tatouages, piercings, stimuli variés issus du langage informatique...).

En 1992 sortait une Grammaire française et impertinente dont le but est l'inversion des qualités de la langue classique (pureté, chasteté, civilité, rationalité).

La liste est longue de ces exercices pédagogiques ou des livres pour enfants (dès le plus jeune âge) qui sont fondés sur la "distanciation paradoxale à l'égard des mots et de la logique".

"Les figures d'autorité  -parents, enseignants, rois... - lui sont fréquemment présentées comme des figures perverses ou ridicules". On incite l'enfant à s'en méfier ou à s'en moquer. "Les personnages auxquels il peut s'identifier n'acquièrent souvent sa sympathie qu'à condition de manifester leur irrespect à l'égard des règles linguistiques ou scolaires".

L'auteur conclut en précisant que la langue y est souvent présentée de manière à détourner l'enfant des certitudes qu'elle peut véhiculer pour le diriger vers des modes de communication non rationnels (tatouage, code mathématique...).

On retrouve cette attaque en règle de la modernité contre la rationalité(ce qui est conforme à la raison), la réflexion, l'analyse et le savoir.

La conséquence c'est que les adultes "en refusant d'assumer leur rôle de locuteurs (celui qui parle) autorisés et fiables" empêchent les enfants d'accéder au langage représentatif. Ludwig Wittgenstein va plus loin et estime que ce qu'on refuse aux enfants, c'est tout simplement l'apprentissage. "L'illettrisme pourrait avoir de beaux jours devant lui" ajoute hélène Merlin-Kajman.

Il est donc important d'offrir à nos enfants dès le plus jeunes âge des ouvrages de qualité qui respectent la rationalité.

3. Dans un cahier d'entraînement aux problèmes pour le CE1.

"Sylvain porte 3 cartons. Chaque carton pèse 4 kg.

Béatrice porte 4 cartons. Chaque carton pèse 3 kg.

Qui porte la plus lourde charge?"

Hélène Merlin-Kajman analyse cet exercice et montre que la formulation de cet exercice est trompeuse. L'énoncé contient un défaut de logique, une impertinence. Il faut les déjouer.

Cet exercice vise à contrôler la compétence en calcul du jeune écolier. Il y a une réponse juste et une seule, à laquelle il parvient par les règles de mathématiques qu'il a apprises. Mais voici qu'au stade de l'apprentissge, sans crier gare, langage naturel et langage mathématique se sont séparés.

La question n'est pas d'une neutralité bienveillante propre à laisser s'exercer seule la compétence en calcul de l'enfant. Elle l'engage sur la voie de l'erreur ou de la perplexité.

Pour réussir l'enfant devra obéir à la règle mathématique connue de lui et désobéir à son sentiment éthique et linguistique. Pour trouver la solution à la question, il faut sortir du langage, s'arracher à la familiarité de ses liens, il faut disjoncter.

L'auteur montre qu'une partie de la pensée moderne s'organise autour de l'injonction contradictoire (recevoir deux messages à la fois, dont l'un contredit l'autre).

4. Les QCM, questionnaires à choix multiples, sont présents dans de nombreux examens(médecine, concours aux grandes écoles...).

Ces tests n'ont pas été conçus pour développer chez le candidat le sens de la réflexion , mais pour faciliter un traitement informatique des résultats ou la rapidité des corrections. Basés sur une mise en système binaire du savoir(vrai/faux), ils induisent chez les candidats entraînés à les affronter, une simplification extrême de la pensée et du langage et les invitent à envisager la totalité du savoir selon un découpage manichéen.

Nous sommes loin d'une analyse fine et d'une réflexion approfondie sur le savoir.

Hélène Merlin-Kajman, auteur de cette réflexion donne un  exemple caricatural.

"Quelqu'un vous fait remarquer que le soleil s'est levé à l'est. Vous en concluez que : A. Vous êtes dans l'hémisphère Nord;    B. Le soleil tourne autour de la terre;   C. La terre tourne sur elle-même;  D. la terre tourne autour du soleil."

La bonne réponse est C. S'il suffit d'observer le Soleil se levant à l'est pour conclure que la terre tourne sur elle-même plutôt que par exemple, le soleil tourne autour de la terre (B), on se demande pourquoi il aura fallu attendre Copernic pour oser en formuler l'hypothèse.

(Questions de culture générale. IUFM de Lyon - 1996. Admissibilité en 1ère année d'IUFM, Préparation à l'épreuve).

L'auteur conclut son ouvrage par une belle phrase : « Non, la page du XXIème siècle n'est pas vierge. Nos parents nous ont précédés comme nous précédons les enfants qui naissent et grandissent aujourd'hui. Ces derniers parleront selon la confiance que nous aurons faite au langage et à sa vieille sagesse plurielle. »

Je vous souhaite de transmettre à vos enfants, à vos élèves, à votre entourage, une langue belle, riche, nuancée, de bon sens et assise sur la raison. « Aménageons pour les jeunes générations une scène humaine suffisamment bienveillante pour accueillir l'enfant dans l'univers du langage et l'inviter à y prendre place(Wittgenstein). »

Dimanche 2 octobre 2005

Gilles de Robien a déclaré sur Radio Notre -Dame : "...Je crois vraiment qu'il faut donner aux enseignements public et privé une égalité de moyens pour que le choix s'exerce dans la plus pleine neutralité des consciences...". Il conclut : "Le privé, c'est aussi l'Education nationale, l'école de la République". Ces propos ont sucité un tollé, non pas des parents, mais de certains syndicats et partis politiques. Le problème posé par le ministre est réel car les familles ne peuvent plus exercer leur choix. Le nombre de postes attribués à l'enseignement privé ne dépend pas de la demande des familles, mais des moyens attribués à l'enseignement public.

Quelques repères bon à connaître : L'enseignement catholique accueille 97% des enfants scolarisés dans le privé  -   Il scolarise 2 millions d'éllèves (15% dans le primaire et 22% dans le secondaire) - Depuis quelques années il ne peut plus satisfaire toutes les demandes (Depuis 2002, 15 à 20 000 élèves refusés).

Bon à savoir : selon le MEN, 54% des élèves du privé sous contrat inscrits dans le secondaire sont issus d'une famille socialement "défavorisée" ou "moyenne". Ce n'est plus l'école d'une élite sociale. Plus de 40% des enfants y passent une partie de leur scolarité.(Gabriel Langouët sociologue, auteur de nombreuses études sur le sujet).

Motivations des parents : (Crédoc) Critères qui font l'unanimité :"Encadrement, capacité de l'école à s'adapter aux spécificités des enfants et à leur permettre de s'épanouir, et de la transmission des valeurs morales : rigueur, respect des adultes, autorité, mais aussi tolérance, ouverture, partage...". Et contrairement à une idée reçue qui voudrait que seules 10% des familles choisissent le privé catholique par conviction religieuse, 39% des familles interrogées par le Crédoc déclarent que l'instruction religieuse a joué un rôle assez ou très important dans leur choix. Selon le Crédoc, les 3/4 des familles se déclarent satisfaites de l'enseignement libre. (Documentation utilisée, article de Fabrice Madouas dans Valeurs actuelles du 16 sept 2005).

par Kueny publié dans : Ecole
Dimanche 2 octobre 2005
Je viens de voir le film de "L'ombre à la lumière" de Ron Howard avec Russell Crowe. J'ai été touché par sa qualité et les valeurs transmises. Le spectateur est littéralement happé par la mise en scène et en ressort fortifié. La boxe n'est pas l'essentiel du film contrairement à ce qu'en disent les critiques. C'est surtout l'histoire du courage d'un homme droit qui se bat pour sa famille. La famille est à l'honneur et l'amour incarné et vécu traverse tout le film. La qualité d'amour dans le couple et la force qu'il donne pour traverser les épreuves est représenté de manière juste et touchante (on trouve des similitudes dans "Charlie et la chocolaterie). Je retiendrai, l'honnêteté et l'éducation des enfants (scène du vol), l'amour des époux (le soutien de son épouse), l'exemple pour tout un peuple, l'amour des parents pour leurs enfants, une histoire d'amour qui dure, le courage et la volonté... et enfin le désir de devenir meilleur après avoir vu ce film.
Dimanche 2 octobre 2005

Je reprends le commentaire d'un internaute qui affirme que :  « le communisme de l'Union Soviétique n'est qu'une déformation et une mauvaise interprétation de l'idéologie marxiste »

J'aimerai que quelqu'un me cite un seul pays ou le communisme n'a pas échoué. Les faits prouvent que tous les pays communistes ont été totalitaires et criminels.

1.     Un bilan chiffré approximatif des crimes :

- URSS 20 millions de morts, - Chine 65 millions, - Vietnam 1 million, - Corée du Nord 2 millions, - Cambodge 2 millions, - Europe de l'Est 1 million, - Amérique latine 150 00, - Afrique 1,7 million, - Afghanistan 1,5 million, - mouvement communiste international et partis communistes nonau pouvoir, une dizaine de milliers de morts. Le total approche la barre des 100 millions. (S. Courtois, Le livre noir du communisme,Robert Laffont, p.12-14) Tous ces pays auraient donc mal interprété l'idéologie marxiste ? Cela fait beaucoup.

2.     Karl Marx a composé un drame peu connu intitulé Oulanem, pendant ses années d'études dont voici un extrait :

 « S'il y a quelque chose capable de détruire, Je m'y jetterai à corps perdu, quitte à mener le monde à la ruine.Oui, ce monde qui fait écran entre moi et l'abîme, Je le fracasserai en mille morceaux  A force de malédictions ; J'étreindrai dans mes bras sa réalité brutale, Dans mes embrassements il mourra sans un mot, Et s'effondrera dans un néant total, Liquidé, sans existence, Oui, la vie, ce sera vraiment cela ! » (citation extraite de, Robert Payne, The Unknown Karl Marx,(Karl Marx inconnu) New York University Press, 1971).

Lorsque Marx a écrit cela il n'avait pas 20 ans. Déjà il veut mener le monde à sa perte. Georges Jung, ami de Marx, écrit en 1841 :« Marx va sûrement chasser Dieu de son ciel et il fera lui-mêmeson procès. Il prétend que la religion chrétienne est l'une des plus immorales » (Conversations avec Marx et Engels. Insel éditeur,Allemagne, 1973).

On sait aujourd'hui que les chrétiens ont été systématiquement torturés dans les pays communistes. Ils n'ont fait qu'appliquer les pensées et idéaux de Marx. Les soviets qui prirent comme slogan « Chassons les capitalistes de la terre et Dieu du ciel » étaient fidèles à l'héritage de Karl Marx.

3.     Bakounine s'est rallié en 1867 à la Première Internationale que Karl Marx avait lancé en 1864. Bakounine déclarait : « Dans cette révolution, il faudra réveiller le diable chez le peuple et exciter en lui les passions les plus viles »(Cité dans Dzerjinski par R. Gul, « Most » Pub. House, New york).

Mazzini qui  connaissait bien Karl Marx déclarait à son sujet : « Il a l'esprit destructeur et son cœur déborde plus de haine que d'amour pour les hommes ». (Karl marx, par Fritz Raddatz, édité par Hoffmann et Campe, Allemagne, 1975).

On voit bien que « Marx homme plein d'amour pour l'humanité », n'est qu'un mythe forgé après sa mort.

4.     Citations :

En novembre 1913 Lénine écrit à Maxime Gorki (extrait) : « Des millions de péchés, de méfaits, d'oppressions et d'épidémies sont...moins dangereux que la plus vague idée, la notion la plus ténue d'un quelconque dieu, fût-elle déguisée sous l'apparence du plus bel idéal » (Œuvres complètes de Lénine). Sans commentaires.

Moses Hess, qui a converti Marx et Engels à l'idée socialiste, écrit à Lassalle : « Je passerai au fil de l'épée tous les citoyens qui opposeront résistance aux efforts du prolétariat » (Lettre à Lassale, Correspondance de Moses Hess, éd. Gravenhage, 1959). Marx nous dit la même chose en d'autres termes : « La violence est la sage-femme qui aide la nouvelle société à naître des entrailles de l'ancienne » (Le Capital). Les pays communistes ont appliqué ces idées à la lettre.

Marx était un grand admirateur de Babeuf, révolutionnaire français. Ce dernier déclarait : « L'amour de la révolution a réussi à tuer en moi tout autre amour et m'a rendu aussi cruel que le diable ».

Conclusion :

On voit bien que le but de Marx n'était pas comme on continue de le prétendre, la distribution équitable des biens ou de meilleures institutions sociales.

On peut lire dans les œuvres choisies de Marx (Selected Works, vol 2, p.248) : « Dans les signes qui égarent les classes moyennes, l'aristocratie et les prophètes de la régression, nous reconnaissons évidemment notre brave ami Robin Goodfellow, la vieille taupe, le valeureux pionnier dont les menées souterraines peuvent si rapidement semer la révolution. »

Qui est ce Robin Goodfellow, brave ami de Karl Marx ? Dans le dictionnaire Oxford Companion to English Literature, Robin Goodfellow est défini comme « esprit méchant ou malicieux » (evil or malicious spirit). Autrement dit un démon. Shakespeare dans un Songe d'une Nuit d'Eté l'appelle « the knavish spirit «  (l'esprit fourbe).

Ainsi, selon Marx lui-même, considéré comme le père du communisme, un démon est son ami personnel et l'auteur de la révolution communiste.

Dimanche 2 octobre 2005

C'est le titre d'un livre pour enfants paru aux éditions L'école des loisirs.C'est l'histoire d'un petit loup qui aurait deux mamans.

Tout d'abord Jean ne peut avoir deux mamans. Il vit avec deux femmes à la maison, dont une seule est sa mère. Dans cet ouvrage l'homoparentalité est présentée comme un modèle familial parmi d'autres. L'auteur Ophélie Texier explique que son ouvrage: "est une tentative de première explication aux tout-petits pour qu'ils puissent mieux comprendre les situations face auxquelles ils se retrouvent de plus en plus souvent." Cette situation, contrairement à ce qu'affirme l'auteur est marginale. Je partage l'analyse d'Edwige Antier parue dans le Figaro du 9 septembre 2005.

"Les bibliothèques n'ont pas à véhiculer des idées marginales"

"Ce genre d'histoire peut nuire à la construction de l'enfant"

LE FIGARO.  Que pensez-vous de ces ouvrages destinés aux plus jeunes ?

Edwige ANTIER. - Je trouve que c'est n'importe quoi ! Aujourd'hui, dans notre société, on ne laisse pas les parents être les acteurs de l'éducation de leurs propres enfants ! On le voit avec ce genre de livres mais aussi à travers certains débats ou propos sur Internet, à la télévision, etc. Tout cela veut se substituer au libre arbitre et au choix des parents. C'est pourtant à eux et rien qu'à eux de décider quelles valeurs inculquer à leurs enfants.

Et l'homoparentalité, c'est une valeur ?Pas une valeur, mais un fait marginal. Elle véhicule donc, dans ce sens, des antivaleurs. Or, les idées marginales doivent être le choix des parents, en aucun cas celui d'une bibliothèque municipale ou d'une mairie. Cela n'est pas du ressort d'une institution publique. Le premier devoir d'une bibliothèque est de respecter le choix des familles. Que ces lieux de culture et d'éveil soient responsables et, surtout, respectons les transmissions intrafamiliales, à la fin !

D'un point de vue psychologique, qu'implique le fait de parler de l'homoparentalité à un jeune enfant ?De zéro à 6 ans, ce que vous voyez et entendez, vous l'engrangez comme un fait intangible, cela se colle dans la mémoire. Même s'il ne sait pas lire, un enfant capte des messages, lesquels lui paraissent comme un fait acquis. A cet âge-là, la structuration du psychisme est en pleine construction du complexe d'Oedipe. L'enfant est en train de prendre ses repères, il fixe sa place par rapport à son père et sa mère, il construit qui il est. Il est donc une marmite émotionnelle où chaque livre, chaque jeu aide à cette construction. Or, lire ou raconter ce genre d'histoire bouleverse tout et peut nuire à la construction psychique.

Pédiatre, Edwige Antier est diplômée en psychopathologie de l'enfant. Auteur de nombreux ouvrages, elle vient de publier Dolto en héritage. Tout comprendre, pas tout permettre, collection «Réponses», Robert Laffont/France Inter, 2005

Dimanche 2 octobre 2005

L'affaire : le 15 septembre dans le quotidien gratuit "Minutes".

L'association " Aides félicite tous ceux qui se sont protégés cet été". Ce slogan pour une photographie d'un homme nu dont le sexe au repos est mis en valeur par l'éclairage de la photo.

Ce visuel est choquant, d'autant plus que n'importe qui pouvait le voir, y compris les enfants. Il me semble important de manifester notre indignation envers ce type de publicité qui bafoue la dignité humaine. Vous pouvez apporter votre soutien à l'association famille médias qui a porté plainte : http://famillesmedias.hautetfort.com/.

Ce qui est en jeu ici ce n'est pas la lutte contre le sida, mais un visuel qui sans avertissement est imposé à quiconque, y compris des mineurs.

Extrait de l'interview de Maître Antoine Beauquier, Président de Familles Médias :
"Pouvez-vous nous dire la teneur de votre courrier au Parquet des mineurs ? Permettez-moi de garder ces éléments dans le cadre des relations entre la Justice et notre fédération. Cette intervention, comme beaucoup d'autres, s'inscrit dans la nécessité d'alerter les magistrats en charge de la protection de l'enfance, dès lors que celle-ci nous semble bafouée. C'est une action citoyenne qui entre d'ailleurs parfaitement dans le cadre de l'intention affichée par la plupart des autorités publiques de renforcer la protection des enfants dans notre société."

 

Dimanche 2 octobre 2005

Un livre très intéressant publié aux éditions de Fallois et du Rocher et qui montre dans un langage clair que la France est toujours sous influence marxiste, pour son plus grand malheur. Il montre comment une minorité organisée et déterminée réussit à s'imposer à une majorité molle, y compris en la terrorisant.

Il retrace l'influence de l'ex-URSS dans notre pays qui se poursuit encore de nos jours. La stratégie employée consistait à appliquer la doctrine de SUN-Zu (stratège chinois) : conquérir un pays sans livrer bataille en l'affaiblissant de l'intérieur, en le minant moralement et en diminuant ses ressources. Pour cela tous les moyens sont bons : désinformation, excitation des rivalités intérieures, infiltration des administrations par des agents de propagande, discrédit jeté sur les chefs par de fausses accusations...

Maurice Druon remarque avec justesse que Moscou invite les français à des attitudes totalement contraires à celles prônées en URSS. Sous le joug communiste on exigeait l'exaltation de la patrie, l'émulation dans le travail et l'interdiction des grèves. Tout le contraire de ce que le parti communiste français et son relais syndical la CGT appliquaient en France.

L'auteur note que l'Allemagne, qui n'a pas eu de parti communiste, a connu une économie florissante. (à suivre)

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